Le bâtonnier des avocats, Ameur Mehrezi, a affirmé que les avocats auraient dû être parmi les signataires de l’Accord de Carthage, sauf que certains membres du gouvernement s’y sont opposés. Le bâtonnier des avocats a ajouté lors de son intervention chez Myriam Belkadhi, aujourd’hui, mercredi 22 février 2017, sur El Hiwar Ettounsi, que les protestations des avocats contre le budget de l’Etat pour l’exercice de 2017 n’ont rien à voir avec leur exclusion.
« Notre combat était contre l’injustice, et heureusement que nous avons réussi », a-t-il noté. « Maintenant, notre relation avec le gouvernement est très ordinaire, et nous constatons une amélioration de son rendement. Quant à nos rapports, ils restent très officiels, et assez froids. Le gouvernement doit se rendre compte qu’il appartient à tous les Tunisiens, et que la confrontation qui a eu lieu entre les avocats et le gouvernement ne pourra durer éternellement », souligna Me. Mehrezi.
Le bâtonnier des avocats a, également, commenté la polémique déclenchée à propos de l’article 52. « Certes, l’article 52 doit être révisé et allégé, sauf que l’appel du président de la République à ne pas appliquer la loi en réunissant le conseil national de la sécurité pour ne plus poursuivre les jeunes pour consommation de cannabis est inadmissible ».
Me. Mehrezi s’est exprimé lors de son passage sur le blocage concernant le Conseil supérieur de la Magistrature, estimant que « cette situation a été davantage compliquée par l’orgueil, la possessivité de tout le monde». « Chacun veut avoir le contrôle du CSM, tenant de sa grande importance. J’ai tenté d’intervenir pour trouver une solution, en vain. A mon avis, il faut se réunir autour de la même table, entamer un dialogue et faire des concessions. La résolution de cette situation ne sera pas difficile ».
Et d’ajouter qu’il a constaté que la présidente de l’AMT, Raoudha Karafi, avait quelques réserves à son égard, ainsi qu’à tous les avocats. « J’ignore ses raisons. Dans tous les cas, j’estime que si les magistrats poursuivent leurs entêtements, seule une solution législative tranchera sur le sujet, chose que je ne préfère pas personnellement », a-t-il conclu.










