Le président d’Al Irada et ancien président de la République, Moncef Marzouki a été l’invité de Chaker Besbes, ce soir du lundi 5 février 2018, sur la chaîne Attessia pour revenir sur plusieurs questions touchant l’actualité nationale.
Dans un premier temps, Moncef Marzouki s’est penché sur la question des élections municipales, affirmant qu’il avait demandé à Hamadi Jebali, à l’époque chef du gouvernement, d’organiser ces élections, quand il était lui-même président de la République, mais ce dernier avait refusé. « Il a refusé sous prétexte que le gouvernement ne serait en place que pendant une année et que le cadre législatif n’était pas encore prêt. Or, je lui ai bien signifié que le gouvernement restera pour trois ans. Cela dit, nous avons perdu cette occasion. Maintenant, le président actuel avait tout le temps devant lui, il aurait pu en faire sa priorité, mais ce n’est pas le cas », indique-t-il visant Béji Caïd Essebsi.
Par ailleurs, M. Marzouki a tenu à rappeler, à plusieurs reprises, « le bilan positif » de la période de sa gouvernance, en insistant sur un comparatif établi entre les trois années passées sous la Troïka et les trois dernières années. Il a estimé que tous les chiffres indiquent que les choses étaient meilleures à l’époque, notamment, au niveau de l’emploi, l’endettement et la valeur du dinar.
Le président d’Al Irada, après une longue absence des plateaux de télévision tunisiens, était sur la défensive et s’est dit attaqué à la moindre critique. Il est allé, même, à surnommer le chroniqueur et journaliste de l’émission, Rachid Khechana « le procureur général ».
S.H










