L’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, est revenu dans la soirée de ce jeudi 8 février 2018, sur l’inscription de la Tunisie sur la liste noire de l’UE des pays tiers susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
Lors de son passage chez Myriam Belkadhi sur le plateau du 24/7, M. Bergamini a affirmé que plusieurs déclarations s’en sont suivies à cette classification, dont certaines sont bonnes et d’autres le sont moins. « Plus explicitement, ceux qui dénoncent l’hypocrisie de l’UE et la duplicité de son discours sont les responsables de ce blacklistage », a-t-il assuré. Et d’ajouter que l’inscription de la Tunisie sur cette liste noire ne représente pas de sanction envers la Tunisie : « il n’existe aucune remise en cause du partenariat entre la Tunisie et l’UE, bien au contraire, l’UE n’a pas renoncé à son appui à la Tunisie dans sa transition démocratique ». Cependant, il a estimé que ce classement doit inciter le gouvernement tunisien à agir en conséquence, à travers l’intensification des efforts pour la mise en place des réformes nécessaires afin de sortir la Tunisie de cette liste.
« Le chef du gouvernement, Youssef chahed, doit œuvrer pour appliquer les réformes nécessaires pour sortir la Tunisie de cette liste avant l’été. Cela devra impulser et donner un nouvel élan à sa campagne de lutte contre la corruption », a-t-il souligné
S.H










