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Rapport de la BCT sur la supervision bancaire pour 2016

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier son rapport annuel sur la supervision bancaire pour 2016.

 

Dans son mot d’introduction, l’ancien gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a souligné que : «Malgré une conjoncture économique difficile, l’année 2016 a connu une relance du financement bancaire de l’économie comme en témoigne la consolidation de la part des concours à l’économie dans le PIB de près de 4 points de pourcentage pour atteindre 77% contre une moyenne de 73% durant les 4 dernières années. Ces concours ont été orientés pour l’essentiel vers le financement des besoins d’exploitation des entreprises, des particuliers et vers la consolidation du portefeuille des bons du Trésor traduisant ainsi une préférence des banques pour les financements les moins risqués.

Parallèlement, les dépôts ont évolué à un rythme moins soutenu que les crédits ce qui a nécessité un recours accru au refinancement de la Banque Centrale Tunisie. En effet, le taux de couverture des crédits par les dépôts a poursuivi sa tendance baissière revenant de 83,8% en 2012 à 80,4% en 2016 traduisant le repli de l’épargne des ménages et l’aggravation des problèmes de trésorerie des entreprises.

Concomitamment, les banques ont poursuivi leur course vers l’extension de leur réseau et le positionnement sur le marché du détail portant le taux de bancarisation à 6400 habitants par agence en 2016 contre 7434 habitants par agence en 2012. Cette course vers la taille suscite des interrogations quant à la viabilité du modèle économique de certaines banques dans un environnement bancaire fortement concurrentiel et soumis à de multiples défis.

 

S’agissant de la santé financière du secteur, il sied de noter que le secteur bancaire est parvenu à améliorer globalement ses indicateurs de solidité financière avec une légère amélioration de la part des créances classées, du taux de provisionnement et à maintenir le ratio de solvabilité moyen à un niveau adéquat aux alentours de 11,4% et ce, malgré l’introduction de nouvelles exigences au titre de la couverture des risques opérationnels.

Malgré les efforts entrepris par la BCT, le système bancaire demeure marqué par certains facteurs de fragilité ayant trait notamment à la problématique des créances classées qui revêt un caractère multidimensionnel et dont la résolution nécessite la mise en place de mesures audacieuses à plusieurs niveaux.

Par ailleurs, l’année 2016 a été pour le secteur bancaire l’année des grandes réformes sur plusieurs plans avec en particulier:

– la promulgation de la loi portant statut de la BCT et la loi relative aux banques et aux établissements financiers avec comme toile de fonds, la consécration des principes de bonne gouvernance, d’équité concurrentielle et le renforcement des fondements de la stabilité financière;

– l’élaboration et l’engagement par la BCT d’un plan d’actions quinquennal 2016-2020 visant la convergence à l’horizon 2020 du cadre prudentiel vers les standards de Bâle III et le développement des capacités opérationnelles de la supervision bancaire afin d’asseoir les fondements d’une supervision efficace basée sur les risques ; et

– le démarrage du processus de restructuration des banques publiques basé sur des programmes de redressement, validés par la BCT, et couvrant les aspects institutionnel, commercial et opérationnel ainsi qu’une approche de résolution de la problématique des créances compromises. L’objet étant d’asseoir les fondements d’une gestion saine et prudente au sein de ces banques et d’accroitre leur efficacité dans le financement de l’économie tout en assurant les conditions de leur solidité et de leur profitabilité

 

Pour avoir plus de détails, cliquer ici pour lire le rapport.

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