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Exclusif : La lettre posthume de Noura Borsali adressée à l’IVD

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    Notre consœur et amie, l’universitaire Noura Borsali, est décédée dans la nuit du 13 au 14 novembre 2017. Trois ans auparavant, presque jour pour jour, feue Borsali a présenté sa démission à Sihem Ben Sedrine de l’Instance Vérité et Dignité. Cette lettre est longtemps restée secrète et la regrettée en a parlé dans l’une de ses rares déclarations médiatiques après la démission. Elle défiait alors Sihem Ben Sedrine de rendre publique cette lettre après le flot de contrevérités prononcées par cette dernière lorsqu’elle a été invitée dans une émission télévisée de Samir El Wafi. Sihem Ben Sedrine a déclaré que Noura Borsali a démissionné parce que les élections lui faisaient peur, alors que la lettre de démission mentionnait clairement qu’elle ne pouvait plus travailler dans une instance où la présidente « disperse et désunit ». La lettre, bien poignante, se conclut par une phrase claire et nette qui en dit long sur l’ambiance qui prévalait, en novembre 2014 déjà, dans cet outil de vérité et dignité : « L’IVD est désormais devenue l’instance de Sihem Ben Sedrine que je rejette de toutes mes forces ».

     

    Noura Borsali est partie, la rage au cœur, elle qui pensait défendre les victimes des anciens régimes dans le cadre de la justice transitionnelle après avoir été élue à l’IVD, exactement comme a été élue SBS. Elle a été la deuxième à claquer la porte après Khemaïes Chammari et elle ne fut pas la dernière. La polémique déclenchée à l’époque par les contrevérités de SBS a obligé Noura Borsali à violer son obligation de réserve et à la menacer d’en dire davantage sur ce qui se passait à l’intérieur de l’instance.

    Cette lettre posthume, que Business News publie aujourd’hui en réponse à la volonté de la défunte, prouve aux quelques uns qui soutiennent encore SBS que cette dernière est indéfendable, qu’elle n’est pas là pour protéger les droits des victimes ou rétablir la justice, qu’elle est mue « par un excès de pouvoir, des abus, des combines et des dérives contraires à l’honorable mission » de l’IVD.

    En novembre 2014 déjà, feue Noura Borsali écrivait : « Je suis à même de comprendre toutes ces critiques et d’en légitimer quelques unes pour avoir souffert moi-même de ses pratiques ». Mensonges, despotisme, autoritarisme, prises de décisions individuelles, feue Borsali n’a rien dit de nouveau par rapport à ce que plusieurs médias, hommes politiques, observateurs et militants disaient déjà. En dépit de tous ces témoignages, de toutes ces sonnettes d’alarme, et en dépit de six démissions (sur 15) parmi les membres élus de l’IVD, il se trouve encore quelques uns qui défendent Sihem Ben Sedrine et osent défigurer la réalité, parmi les politiques intéressés, mais également parmi quelques « journalistes » de la presse internationale.

    Cette lettre posthume n’est qu’un témoignage de plus pour que la vérité et la justice voient le jour et aient le dernier mot et elles finiront, comme toujours, par avoir le dernier mot que SBS le veuille ou pas.

     

    N.B.

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