Vous croyez avoir tout entendu ? Les ex CPR réussiront quand même à vous étonner encore. Pour cette journée du jeudi 5 avril 2018, nous avons même eu droit à deux sorties loufoques de leur part. Le premier fut Imed Daïmi qui appelait à pendre (par les paupières) les putschistes puis les démembrer et disperser leurs membres dans les villes. Le second fut Salim Ben Hamidane, ancien ministre des Domaines de l’Etat sur Mosaïque FM.
Invité chez Boubaker Ben Akacha dans Midi Show pour donner sa version de l’affaire BFT, il a conclu son interview en disant qu’il s’agit d’un pur règlement de comptes personnels avec Mabrouk Korchid, son successeur au poste.
A écouter M. Ben Hamidane, M. Korchid aurait reçu une raclée du temps où il était étudiant par un groupe de membres de l’Union générale tunisienne des étudiants (UGTE, syndicat estudiantin islamiste). M. Ben Hamidane figurait dans ce groupe et ce serait un actuel avocat qui aurait donné la raclée à M. Korchid, d’après lui. Et, si l’on comprend bien, toute l’affaire de la BFT dans laquelle est impliquée M. Ben Hamidane est liée à cette raclée.
En clair, M. Korchid et tous les juges qui ont instruit l’affaire ont monté le dossier contre l’ancien ministre par pure revanche ! Fin de la blague. Le pire est que M. Ben Hamidane parlait le plus sérieusement du monde comme pourraient le constater nos lecteurs dans la vidéo ci-dessous, vu que l’ancien ministre a épuisé toutes ses cartouches durant toute l’interview et il n’a rien trouvé d’autre pour convaincre.
Il faut dire que l’interview a été dure pour lui et il n’a pas réussi à convaincre par ses propos, face aux questions très précises de Boubaker Ben Akacha. Il suffit en effet que le journaliste prépare bien son dossier pour que l’interview soit réussie, que le journaliste ne se fasse par berner par l’interviewé et que le lecteur/auditeur/téléspectateur ait une idée exacte de ce qu’il en est. Dans l’exercice d’aujourd’hui, Boubaker Ben Akacha a réussi à faire « suer » M. Ben Hamidane car, aux propos de ce dernier (qu’on pourrait facilement qualifier de contrevérités et manipulations éhontées), le journaliste a opposé des preuves signées par la propre main du ministre.
Salim Ben Hamidane a beau dire qu’il n’était pas responsable, qu’il n’était pas impliqué, qu’il n’avait qu’une tutelle administrative sur le chargé du contentieux de l’Etat, le document présenté par Boubaker Ben Akacha prouvait tout bonnement le contraire. Au point que M. Ben Hamidane s’est élevé contre la diffusion dans les médias de documents frappés du sceau confidentiel. C’est justement ce document confidentiel qui a confondu M. Ben Hamidane dans ses propos l’empêchant ainsi de manipuler le journaliste et d’induire en erreur les auditeurs de Mosaïque FM. Au bout d’une bonne vingtaine de minutes, et n’ayant plus rien trouvé à dire pour se défendre, l’ancien ministre a évoqué cette raclée remontant aux années 90 pour conclure qu’il s’agit d’un règlement de comptes personnel.
L’ancien ministre attend son procès dans cette affaire, où il est mis en examen, mais la date n’est pas encore fixée.
R.B.H










