Le ministre de la Santé Imed Hammami est revenu ce soir du jeudi 5 avril 2018, sur les dernières polémiques concernant la pénurie des médicaments à la pharmacie centrale ainsi que sur d’autres questions touchant son département.
M. Hammami a assuré qu’un stock zéro existe à la pharmacie centrale pour 29 médicaments. « Cependant, il existe des médicaments génériques pouvant les remplacer, on détient un stock de 90 jours. Je ne peux en dire plus puisque l’approvisionnement en médicaments et la situation de la pharmacie centrale relèvent de la sécurité nationale », a-t-il indiqué, assurant dans le même contexte qu’il n’y a aucune pénurie concernant la pilule contraceptive.
« Il faut en finir avec cette tendance de politiser toutes les affaires, ni Ennahdha, ni moi-même, sommes contre les pilules contraceptives et le planning familial. Il y aurait eu, peut-être une rupture de stock au niveau d’une officine ou deux, mais la pilule existe bel et bien sur le marché », a souligné le ministre.
D’autre part, il s’est penché sur l’affaire Sanofi-Aventis Pharma Tunisie qui a vendu un médicament à la place d’un autre, précisant que, selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit des conséquences d’une opération de vol. « Le packaging et le médicament ont été volés séparément, d’où l’erreur. En tout cas ce médicament est produit localement et ne passe, donc, pas par la pharmacie centrale ».
Par ailleurs, il a indiqué que la lutte contre la corruption et la numérisation du secteur de la santé sont des priorités. « Le Tunisien pourra prendre son RDV en ligne, on a entamé la digitalisation des dossiers médicaux, c’est un point essentiel », a-t-il précisé. Avant d’ajouter que d’autres priorités sont fixées à l’instar de la médecine préventive.
Revenant sur l’action gouvernementale, le ministre de la Santé a indiqué que le gouvernement a réussi à améliorer certains indices comme le tourisme, le taux d’export « d’ailleurs, la Tunisie a réussi à obtenir la 3ème tranche du prêt du FMI, c’est uN bon signe, on nous fait encore confiance ».
Et à M. Hammami de conclure : « Si je dois rester ou pas à la tête du ministère de la Santé, c’est la décision du chef du gouvernement. Quant à moi, j’estime que j’ai encore à donner à ce département ».
S.H










