La tête de liste d’Ennahdha pour les Municipales à Tunis, Souad Abderrahim, ne cesse de susciter la polémique depuis la victoire de sa liste aux dernières élections. C’est dire que plusieurs voix se sont élevées contre sa désignation en tant que « Cheikh de la Médina », poste très symbolique et très convoité.
A commencer par le dirigeant au sein de Nidaa Tounes, Foued Bouslama qui a estimé que le fait que Souad Abderrahim soit une femme ne lui permet pas d’occuper ce « poste d’hommes », allant jusqu’à avancer l’argument religieux pour démontrer « son incapacité à remplir toutes les tâches qui lui seront confiés ».
L’artiste Raja Farhat, quant à lui, a considéré que Souad Abderrahim ne peut être « Cheikh de la Médina », puisqu’elle n’est pas tunisoise, assurant que c’est la tradition qui le veut.
Pour plusieurs autres universitaires et intellectuels, la position exprimée, auparavant, par Souad Abderrahim, et méprisant les mères célibataires, a constitué une barrière entre eux et la candidate d’Ennahdha. Et bien qu’elle soit revenue sur cette position, lors de son passage chez Myriam Belkadhi, son avis mitigé sur l’égalité successorale n’a pas joué en sa faveur. Souad Abderrahim n’a pas réussi, selon eux, à se débarrasser de l’étiquette du parti conservateur au fort référentiel religieux.
Cela dit, depuis la proclamation des résultats, Nidaa Tounes n’a d’yeux que pour le poste de « Cheikh de la Médina ». Le jeu des alliances sera donc primordial pour Nidaa Tounes, classé deuxième, afin de permettre à son candidat Kamel Idir d’accéder à ce poste tant convoité.
S.H










