La nouvelle d’une éventuelle modification de la composition du gouvernement de Habib Jamli, insinuée par les dirigeants d’Ennahdha en ce samedi 4 janvier 2020, a largement été partagée par les internautes et les médias tunisiens.
Le député du Front populaire, Mongi Rahoui, a indiqué, dans un statut partagé sur les réseaux sociaux, qu’en évoquant la possibilité de modifier la composition du gouvernement, le président de l’ARP, Rached Ghannouchi outrepasse la constitution dans la mesure où la liste a été soumise à l’ARP et que la plénière pour le vote de confiance a été fixée.
Un avocat et ancien député bien informé, a affirmé, dans une déclaration accordée à Business News, que la modification de la composition du gouvernement reste quand même possible et que la constitution ne tranche pas sur la question.
Ces déclarations contradictoires montrent que le flou constitutionnel fait que les députés, eux-mêmes, ne savent pas vraiment ce qu’il en est. L’article 89 de la constitution n’évoque rien dans ce sens. Une chose est sûre, la liste de Habib Jamli ne fait pas l’unanimité et Mongi Rahoui souligne que le report de la plénière signifie clairement que les 109 voix requises pour le vote du gouvernement ne sont pas rassemblées.
Le député a même lancé un appel aux Tunisiens pour occuper la rue et « changer la donne » le 14 janvier….
M.B.Z










