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Abir Moussi : si on m’assassine, des milliers d’autres Moussi prendront la relève !

« Si Rached Ghannouchi me proposait le paradis je ne le suivrais jamais ! Cet homme est un danger pour la Tunisie et il est président du Parlement ! » a déclaré ce vendredi 17 janvier 2020, la présidente du PDL, Abir Moussi, lors de son intervention au micro d’Elyes Gharbi sur Mosaïque FM.

 

Abir Moussi est revenue sur la tentative d’agression subie hier par les députés du parti destourien dans les locaux de l’Assemblée, assurant que les intrus ont pu accéder à l’ARP avec l’aval de Rached Ghannouchi, qu’on les a fait entrer deux par deux en leur donnant des badges alors qu’on a refusé l’accès au bâtonnier des avocats, Ibrahim Bouderbela, venu soutenir ses collègues du PDL.

« Nous avons eu écho, vers 11h hier, d’un mouvement qui se constituait hors de l’ARP et avons su que les LPR préparaient quelque chose. Imed Dghij était là, Recoba et les autres. Nous avons estimé qu’il était de leur droit de manifester s’ils le souhaitent mais jamais nous n’aurions pensé qu’ils allaient les laisser entrer dans les locaux du Parlement pour nous agresser. Nous propos dérangent. Nos positions et notre ferme volonté de lever le voile sur toutes les cachoteries qu’on fait aux Tunisiens, sur les sommes colossales qui ont été prêtées ou données au pays sans qu’on sache où est allé cet argent, sur le dossier libyen aujourd’hui qui cache tout un projet destructeur pour la Tunisie, fait de nous un ennemi à abattre. Qu’ils le sachent, nous ne nous tairons jamais ! et ils peuvent me tuer il y’aura des milliers d’autres Abir Moussi qui prendront la relève » a-t-elle poursuivi.

 

Abir Moussi a affirmé qu’un projet d’occupation vise en ce moment même la Tunisie et qu’il débutera par l’intervention militaire en Libye. Elle a ajouté qu’un nouvel accord de protectorat est conclu entre des parties étrangères, la Turquie en l’occurrence, et des parties tunisiennes qui veulent saper la souveraineté du pays. « On nous accuse de n’avoir pour fonds de commerce que notre rejet du parti des Frères musulmans mais c’est faux. Nous sommes le seul parti à avoir un programme clair et précis, dont plusieurs points ont d’ailleurs été volés par Habib Jamli. Oui nous avons aussi un programme politique, celui d’écarter l’islam politique car il est destructeur. Les autres partis nous bassinent avec des vœux pieux, avec des tentatives de rassembler la famille centriste et progressiste mais au final ils ne vont pas au bout de leur discours. Ils nous accusent de les bouder mais c’est faux ! Nous leur avons écrit, nous les avons contactés et nous avons mis à leur disposition nos voix pour retirer la confiance au président du Parlement et au final il se passe quoi ? Rien ! 134 députés ont voté contre le gouvernement, ces mêmes voix peuvent inverser la balance et que le parti des Frères musulmans se retrouve dans l’opposition est déjà un bon début. On nous accuse d’être dans l’exclusion, voici la preuve que sans exclure qui que ce soit, nous pouvons déjà commencer à avancer » a-t-elle confié.

 

Abir Moussi a ensuite été interrogée sur le refus des députés du PDL de réciter une Fatiha en hommage aux martyrs. Ella a expliqué, à ce propos, que tant que les dossiers des martyrs qu’on impute à la révolution et donc à l’ancien régime, continueront d’être un fonds de commerce et que la justice n’aura pas tranché, rien ne peut prouver qui est martyr et qui ne l’est pas et que les noms qu’on cite par ci et là sans liste officielle, ne sont pas tous tombés sous le feu de l’ancien régime.

« Les dirigeants d’Ennahdha eux-mêmes ont parlé de gens qu’on a dit martyrs et il est apparu au final, que ces personnes sont mortes dans des soirées de beuveries. Il a été déterminé que certaines balles récoltées sur des corps de victimes ne sont pas issues de l’arsenal du ministère de l’Intérieur. On crée des commissions pour les martyrs de la révolution, on devait lister les martyrs, on devait ouvrir les dossiers, on en parle à chaque campagne mais dans les faits, rien n’a bougé et on continue à enterrer ce dossier car il cache des choses qu’on n’a pas envie de voir révélées. Al Karama qui a perdu la monnaie sel et pétrole, commerce aujourd’hui avec ce dossier. Nous ce qu’on demande, c’est que la justice s’en occupe et qu’on sache enfin ce qui s’est réellement passé » a-t-elle développé.

 

M.B.Z

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