Ferid Belhaj, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord était l’invité ce lundi 20 janvier 2020, d’Elyes Gharbi sur Mosaïque FM.
Ferid Belhaj a d’abord tenu à rappeler la position de partenaire privilégié qu’occupe la Tunisie depuis 1958 à la Banque mondiale, statut qui lui a valu une aide substantielle de la part de ce partenaire auprès duquel le pays jouit d’une crédibilité solide.
« La relation qu’entretient la Tunisie avec la Banque mondiale est une relation horizontale d’égal à égal. La Banque mondiale a apporté son aide à la Tunisie après la révolution de 2011 avec des sommes estimées à 2 milliards et 700 millions de dollars. Si certaines réformes ont été engagées, elles n’ont pas été menées jusqu’au bout et le nouveau gouvernement devra se présenter en avril à Washington pour les Rencontres du printemps avec un programme clair », a-t-il ajouté.
Le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, a souligné que le nouveau gouvernement doit rapidement être mis en place car les délais sont serrés et que les enjeux sont très importants
« Nous sommes à la disposition du gouvernement. Une fois formé nous avons des propositions claires et chiffrées à lui soumettre mais il devra prendre les réformes à bras le corps et achever le travail entamé. Le rendez-vous en avril est crucial et la Tunisie a une opportunité qu’elle ne doit absolument pas manquer. Certaines choses, à l’instar du système de compensation doivent être revues. Nous avons eu des rencontres avec Noureddine Taboubi et Samir Majoul et ils nous ont clairement dit que nous n’avions pas à 100% tort », a-t-il expliqué.
M.B.Z










