La présidence de la République a rendu public un communiqué, ce lundi 10 février 2020, répondant à la polémique ayant accompagné le limogeage du représentant permanent de la Tunisie auprès de l\’Organisation des Nations Unies, Moncef Baâti, assurant que la position indéfectible de la Tunisie sur la cause palestinienne n\’a pas changé.
La présidence de la République a souligné, dans son communiqué adressé l\’agence TAP que « La Tunisie est tant attachée à la légitimité et au droit palestinien, qu\’à sa souveraineté et à l\’indépendance de sa décision », assurant que « l\’histoire ne manquera pas de dénoncer ceux qui persistent dans la calomnie et le dénigrement ».
La même mise au point de la présidence de la République ajoute que « la Tunisie n\’a cédé ni aux marchandages, ni aux pressions. Quand la Tunisie défend le droit, elle ne prend en considération que le droit légitime… Le droit des peuples à l\’autodétermination est un principe fondamental approuvé par le droit international ne pouvant être altéré ni par l\’occupation, ni par les tentatives voulant donner une fausse légitimité à cette occupation ».
Revenant sur les critiques ayant suivi la décision de limogeage du représentant de la Tunisie, et sur les informations selon lesquelles des pressions auraient été exercées l’ayant précédé, la présidence a souligné que « l’initiateur du projet de résolution du Conseil de sécurité ainsi que celui qui l’a incité en secret, ne voulaient pas l’aboutissement de ce projet. L’initiateur du projet savait à l\’avance qu\’il ferait face à l\’opposition de plus d\’un pays. Son objectif étant de porter atteinte à la Tunisie, et à son président en particulier, qui s’est toujours rangé du côté de la cause palestinienne. En apparence, le projet de résolution semble être un appui total au peuple palestinien ».
Toujours selon le même communiqué : « Celui qui a fait semblant de défendre le droit du peuple palestinien est en train de supplier un certain nombre de capitales, en faveur de ce qu\’on a qualifié injustement de « Deal », pour qu’on revienne sur la décision de sa révocation. Il n’a plus qu’à solliciter l\’occupant sioniste, alors qu’il fait semblant de lui faire face ».
Ce communiqué suscite les interrogations. Il n’a pas été publié sur la page officielle de la présidence de la République. Il comporte de graves accusations visant un haut cadre de l’Etat. Des accusations à peine voilées de trahison. De plus, on y emploie un langage « complotiste » indigne d’une institution telle que la présidence de la République tunisienne.
S.H










