Après les deux démentis cinglants de Nissaf Ben Alaya, directrice de l’Observatoire des maladies nouvelles et émergentes, et de Aïda Borgi, c’est au tour d’un parent proche de la directrice exécutive de l’UPR de démentir Lotfi Mraïhi et sa vidéo postée hier.
Il s’agit de Nizar Ghorbel, gendre de Leïla Kallel, citée par M. Mraïhi dans sa vidéo et « accusée » d’avoir été à la source de la contamination des cinq membres de l’UPR.
M. Ghorbel a présenté, sur un ton ironique, deux hypothèses de contamination afin d’éclairer les différents observateurs sur ce qui s’est réellement passé. En rapprochant les dates du fameux congrès du 7 mars, les premiers symptômes apparus chez les uns et les autres, on conclut que c’est bel et bien le meeting qui serait à l’origine de la contamination de Lotfi Mraïhi et les quatre (au moins) autres membres de l’UPR diagnostiqués positifs au covid-19.
La seconde hypothèse défendue par M. Mraïhi ne tient tout simplement plus debout avec tous les indices présentés par Nizar Ghorbel.
Le gendre va encore plus loin et parle carrément de coup monté, ce que Business News a dit depuis hier en remettant en doute les propos de Lotfi Mraïhi. D’une manière presque directe, M. Ghorbel reproche, par ailleurs, au pneumologue-président d’avoir violé des secrets de famille, d’avoir violé un secret médical et de ne pas avoir été prévoyant en sa qualité de médecin et de politicien.
« Tenir un meeting politique dans de telles circonstances et confronter tous les présents à de tels risques (qui se seraient avérés réels) ferait-il douter de la qualité du politicien mais aussi du médecin ? Partager une telle vidéo pleine de diffamations à l’encontre de ma famille et mes amis juste pour protéger sa personne ferait-il douter de la qualité de l’Homme ? », s’est interrogé, toujours dans l’ironie, Nizar Ghorbel à la fin de sa publication.
Lotfi Mraïhi s’est élevé contre cette hypothèse en rappelant qu’il n’y avait aucune mesure de confinement en Tunisie lors de la tenue du meeting, le 7 mars. Il est allé jusqu’à se moquer du président de la République qui recevait et enlaçait ses visiteurs à cette date.
Comme nous l’avons précédemment écrit, et comme l’a superbement zappé Lotfi Mraïhi dans sa vidéo diffusée hier, « s’il est vrai que le 7 mars, la Tunisie n’avait qu’un seul cas de coronavirus, il est également vrai que le ministère de la Santé a appelé à la vigilance depuis le 19 janvier, chose que le pneumologue Lotfi Mraihi ne pouvait pas ignorer. Le 29 janvier déjà, la Tunisie a mis en place un numéro spécial pour le coronavirus (190). Depuis, l’ensemble des médias de la planète appelaient à la vigilance extrême et les pays comptaient leurs morts par dizaines ! ».
Autre point montrant la légèreté du médecin-politicien, il dit lui-même qu’il s’est aperçu de sa maladie le dimanche 15 mars, mais il n’a absolument pas parlé de cela dans sa vidéo du 17 mars dont le sujet était justement le covid-19. Il était plutôt préoccupé par les piques qu’il lançait aux gouvernants et au ministère de la Santé que de la santé de ses camarades de l’UPR. Une vidéo où il apparaissait bien portant et de bonne humeur, contrairement à celle d’hier où il a pris soin de mettre une robe de chambre et de donner un air suscitant l’empathie.
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R.B.H












