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Kaïs Saïed, à la recherche de l’œuf perdu

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    Comment qualifier la scène ? Ce qui s’est déroulé, tard dans la soirée de jeudi 16 avril 2020 à Kairouan, est tellement surréaliste qu’on aurait pu, un instant, croire à un gag. Mais les faits sont là et ils resteront, pour sûr, dans les annales. Nous sommes en pleine pandémie mondiale. La Tunisie est confinée depuis presqu’un mois et le couvre-feu est de rigueur de 18h à 6h. C’est le chef de l’Etat qui avait annoncé ces mesures pour endiguer la propagation du Covid-19.

    Sur les réseaux sociaux, les noctambules partagent et commentent en boucle une scène qui semble être tirée d’un nanar, celle du président de la République et de l\’histoire d’un œuf.

     

    Kaïs Saïed s’est déplacé ce soir à Kairouan. Il a visité une usine qui produit des équipements de protection médicale et il en a profité pour distribuer des aides aux citoyens, de nuit (le couvre-feu est une rumeur). On a donc un attroupement autour du président (rien de mieux pour mettre en pratique les mesures-barrières). Le président tient sur une épaule un carton et on voit et on entend les membres de la Garde présidentielle crier à l’adresse de la foule « qui est l’individu qui a offert un œuf à monsieur le président » ! La Garde présidentielle censée protéger le chef de l’Etat était en train de chercher un certain « Rouiha » auteur de l’offrande. Dans tout ça, Kaïs Saïed attend patiemment, dans la foule, qu’on lui ramène le dénommé Rouiha. Visiblement touché par ce geste, il voulait semble-t-il le récompenser.

     

    Comment qualifier la scène ? Les internautes en rigolent, pourtant ça n’a rien de drôle. Il s’agit du chef de l’Etat tunisien qui s’expose en pleine rue, en pleine épidémie, en pleine nuit, risquant de se faire attaquer par des malfrats ou des terroristes ou de se faire contaminer. Pour donner l’exemple à la population en matière de respect du confinement, on passera aussi notre chemin. A ce stade, on ne peut plus parler de populisme.

     

    I.L.

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