La société Nessma Broadcast a répondu, vendredi 12 juin 2020, au dernier communiqué de la Haica, à propos de l’interview accordée par Rached Ghannouchi à Nessma TV, affirmant que la chaîne possède une licence depuis 2009 et que l’instance ne cesse d’induire l’opinion publique en erreur.
En effet, la société assure que Nessma poursuit la diffusion de ses programmes dans le cadre de la continuité de l’Etat, mais que la Haica a refusé le renouvellement de sa licence, appelant les sociétés régissant les chaînes à changer leur statut et à passer d’une Sarl à une SA, chose qui a été faite par Nessma le 14 mai 2019.
Nessma Broadcast se considère, de ce fait, dans une situation légale et ne voit aucun motif juridique ou logique l’empêchant de poursuivre son activité normalement et d’inviter les différentes personnalités politiques. Elle ajoute qu’elle ne voit aucune raison pour suspendre son activité d’autant plus que la Haica ne veut annoncer les dates d’autorisation de la reprise.
La société a, également, dénoncé le fait de la cataloguer dans la même situation que d’autres chaînes ne possédant même pas de licence à l’instar de la chaîne Zitouna ou la radio du Saint Coran, estimant que cela s’inscrit dans le cadre de la politique du harcèlement de la chaîne.
Dans ce contexte, elle affirme avoir déposé quatre plainte au Tribunal administratif, depuis 2018, pour mettre fin à ce litige qui demeure encore devant la justice.
« En attendant, nous considérons que le rôle de la Haica, dont la légitimité des membres a pris fin depuis mai 2019, réside dans le soutien et l’accompagnement des médias et non dans leur achèvement. Ce même rôle l’invite à tempérer ses actions et à ne pas agir dans la précipitation pour servir des fins politiques. L’instance, ainsi que ses membres, doivent arrêter de chercher à prolonger indéfiniment leur mandat et se contenter de la gestion des affaires courantes jusqu’à l’élection d’une nouvelle instance conformément aux dispositions de la Constitution », indique Nessma Broadcast.
S.H










