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Marouen Mabrouk sort de son silence

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    L’homme d’affaires Marouen Mabrouk, est intervenu hier, lundi 15 juin 2020, sur le plateau de Moez Ben Gharbia sur la chaîne Carthage Plus.

    M. Mabrouk a tenu à répondre aux accusations lancées à son encontre lors de la réunion de la commission parlementaire de la réforme administrative, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

     

    Le 8 juin, le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Ghazi Chaouachi, affirmait que l’Etat n’a pu ni vendre ni mettre la main sur les biens confisqués de Marouen Mabrouk et que ce dernier gère encore ses sociétés. « Cette personne est une pieuvre. Il a eu recours aux jugements d’urgence et presque tous ont été prononcés en sa faveur. Le Tribunal administratif a toutefois rendu un jugement pour annuler ces décisions depuis juillet 2018 mais ils n’ont toujours pas été appliqués. Seize jugements ont été rendus en faveur de l’Etat mais le Tribunal administratif ne les a toujours pas publiés, nous n’avons aucune explication à cela » a indiqué M. Chaouachi qui prenait part à la réunion.

     

     

     

    Il a ajouté que cette situation compliquée avait conduit à la levée du gel des avoirs de M. Mabrouk dans les Etats de l’UE, ajoutant que les décisions de confiscation seront appliquées en ayant recours à la force publique et que les biens seront récupérés.

     

    Marouen Mabrouk, et dès le lendemain du gel de ses avoirs par une décision politique prise en pleine effervescence révolutionnaire, est en plein tourment judiciaire pour prouver l’origine de ses avoirs et se disculper des accusations qu’il estime infondées.

     

    Ses apparitions médiatiques sont très rares et hier c’est sur Carthage Plus qu’il a tenu à répondre à la commission parlementaire.

    Marouen Mabrouk a précisé que le rapport d’I Watch qui « suit » son affaire de très près comporte beaucoup d’éléments fallacieux. Il a affirmé qu’il avait fait parvenir à l’ONG son droit de réponse et que celui-ci n’a jamais été publié.

     

    « J’ai gardé le silence car en tant que citoyen tunisien j’ai voulu laisser la justice suivre son cours sans faire de vagues. Il est aujourd’hui important de clarifier certaines choses. Si je suis resté à la tête d’Investec, c’est sur décision judiciaire stipulant la suspension de l’exécution de la décision de confiscation me visant. Ce n’est donc en aucun cas une sorte de démonstration de force comme on veut le faire croire. Il est vrai que le Tribunal administratif a rendu onze et non seize jugements contre moi en 2018 mais je suis le principal lésé par le fait que ces jugements ne soient pas encore publiés car cela m’empêche de faire appel » a commencé par expliquer M. Mabrouk.

     

    « Qui est la véritable pieuvre et le lobby qui a fait que cette situation dure depuis huit ans sans qu’on trouve une solution ? Pour ce qui est de l’UE, il faut savoir que la justice tunisienne a émis sa décision en ma faveur à l’issue de cinq années de processus judiciaire et après que l’affaire soit passée trois fois en cassation. La justice a décidé de mettre un terme à tout contrôle judiciaire sur mes biens et c’est ce qui a amené l’UE à retirer mon nom de la « liste noire ». Cette décision a été prise à l’unanimité par 28 Etats et vous imaginez bien que je n’ai pas été consulté » a-t-il poursuivi, ajoutant que contrairement à l’information relayée depuis 2019, l’UE n’a toujours pas levé le gel sur ses avoirs.

     

    Marouen Mabrouk a enfin répondu aux accusations qui affirment qu’il a empêché des représentants de l’Etat d’assister au conseil d’administration d’Investec, démentant catégoriquement ces allégations. « Je n’ai jamais empêché des représentants de l’Etat d’assister au conseil, d’ailleurs certains détiennent des actions au sein de la société et y ont souvent assisté. Cela dit ces représentants ont voulu occuper le poste de DG qui en fait est octroyé sur décision judiciaire. J’ai donc exigé qu’ils prouvent leur nomination à ce poste par une décision judiciaire équivalente » a-t-il conclu.

     

    M.B.Z

     

     

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