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PNUD : L’indice de développement humain est en passe de reculer et la Tunisie n’y échappera pas

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    Le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a présenté, mercredi 17 juin, les résultats d’une nouvelle étude sur l’impact économique de la pandémie Covid-19 en Tunisie, lors d’une conférence de presse organisée à son siège en présence du représentant résident du Programme des Nations unies pour le Développement en Tunisie (PNUD), Steve Utterwulghe et la team leader du cluster croissance inclusive et développement humain auprès du PNUD en Tunisie, Asma Bouraoui Khouja. 

    Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Slim Azzebi, a noté, dans son allocution, que cette étude – réalisée en complément de la cartographie de la pauvreté établie en collaboration avec la Banque mondiale – permettrait au gouvernement de construire le plan de relance économique et élaborer une nouvelle approche pour le plan de développement et la loi de finances complémentaire.  

     

    Le représentant résident du PNUD en Tunisie, Steve Utterwulghe, a, lui, souligné l’impact de la pandémie à l’échelle des petites entreprises et des ménages. 

    « Nous avons jugé bon de mesurer les vulnérabilités à l’échelle micro-économique et proposer, ainsi, des recommandations à court terme et à plus long terme sur la résilience », a-t-il indiqué avant de relever une amplification des inégalités monétaires, régionales et d’opportunités.  A cause de la pandémie, « l’indice de développement humain est en passe de reculer pour la toute première fois depuis 1990 dans le monde et la Tunisie n’y échappera pas », a-t-il signalé. 

     

    L\’IDH est, selon le PNUD, « la moyenne nationale des niveaux atteints dans les trois dimensions fondamentales du développement humain : une vie longue et en bonne santé, l\’acquisition de connaissances et un niveau de vie décent ».

    Ajoutant que le taux de pauvreté monétaire passerait de 15,2 % à 19,2%,  Steve Utterwulghe a noté un phénomène de féminisation de la pauvreté. La proportion de la pauvreté est encore plus importante parmi les femmes (19,7%), selon l’étude réalisée par le PNUD et le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale en collaboration avec l’Institut national de la statistique (INS). 

     

    Le taux de la pauvreté multidimensionnelle (IPM), lui, passerait de 13,2 à 15,6%. Cet indice « identifie les privations subies par un individu ou un ménage en matière de santé, d’éducation et de niveau de vie ». 


    A l’échelle macro-économique, les indicateurs sont dans le rouge. Il en ressort de cette étude : 

    –      un fléchissement de la croissance économique de 4,4% sur l’année 2020

    –      une régression de l’investissement global de 4,9%

    –      un taux de chômage exponentiel estimé à 21,6% soit 274 500 nouveaux chômeurs 

     

    En termes de recommandations, Steve Utterwulghe a évoqué l’importance de protéger le système et les services de santé, de renforcer la protection sociale, de protéger les emplois et les travailleurs du secteur informel, d’adapter les mesures macro-économiques pour qu’elles fonctionnent pour tout le monde et enfin, promouvoir la paix, la bonne gouvernance et la confiance. 

     

    Pour ce qui des interventions à court terme en lien avec l’appui du tissu entrepreneurial composé en majorité de petites et moyennes entreprises, l’étude a proposé un appui financier de 447,5 MDT aux MTPE pour chaque trois mois de confinement. 

    Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a rappelé, que la prochaine étape serait extrêmement délicate en particulier sur le plan économique et social, soulignant que la loi de finances complémentaire se baserait sur un taux de croissance pire que celui annoncé dans ladite étude (-4,4%). 

    « Le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale communiquera les chiffres exacts sur la croissance économique qui, d’ailleurs avoisinent -6 et -7% », a affirmé Slim Azzebi. 

     

    Interpellé sur les mesures que prendrait le gouvernement en cas d’une deuxième vague Covid-19, le ministre s’est montré optimiste. « La Tunisie est prête à tous les scénarii », a-t-il avancé. 

     

    Au sujet de l’appui de l’investissement, Slim Azzebi, a signalé la gouvernement avait prévu d’identifier les entreprises qui souhaiteraient se délocaliser de l’Asie et se rapprocher de ses marchés cibles afin de les attirer en Tunisie surtout que le pays travaillait sur la réforme du Code de l’investissent et l’accélération de la digitalisation. 

    Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a précisé, dans ce sens, que ces entreprises représentaient des investissements d’une valeur de cinquante milliards de dollars. 

     

    N.J.

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