La commission parlementaire des droits, des libertés et des relations extérieures a auditionné, ce mardi 23 juin 2020, les représentants de la Haica à propos de l’initiative législative déposée par la coalition Al Karama.
Il s’agit, en effet de l’initiative portant sur l’amendement du décret 116 de 2011, en particulier, le renouvellement de la composition de l’instance à travers l’élection de ses neuf membres par le Parlement à la majorité des voix. L’initiative d’Al Karama prévoit également de supprimer les licences, jusque-là obligatoires, pour la création des chaînes TV et radios pour les remplacer par une simple déclaration.
Ainsi, l’instance a assuré que rien ne justifie cette initiative dans la mesure où elle est en totale contradiction avec la Constitution, mais aussi les dispositions transitionnelles, outre le fait qu’elle dépénalise les chaînes illégales, à l’instar de Nessma, Zitouna et la radio du Coran.
Dans une déclaration accordée à Business News, Hichem Snoussi, membre de la Haica, a indiqué : « Heureusement qu’il y a un gouverneur courageux à la tête du gouvernorat de Sfax. Il a veillé à appliquer la loi contrairement au gouverneur de Ben Arous qui n’a pas eu le courage de désinstaller les équipements de la radio du Coran, bien qu’elle soit illégale ».
Il a ajouté que l’instance a abordé le sujet des équipements importés de l’étranger sans autorisation préalable, considérant qu’il s’agit d’une grave infraction. « La radio de Saïd Jaziri avait des équipements importés. C’est grave pour la sûreté de l’Etat, puisqu’il s’agit également d’équipements d’espionnage ».
Des tensions ont été enregistrées lors de la séance d’audition, notamment lorsque Hichem Snoussi avait indiqué que « c’est l’initiative de la honte ». Les membres de la commission parlementaire lui ont demandé de retirer son mot, chose qu’il a refusée, puisqu’il dit n’avoir visé aucune personne par ses propos et qu’il n’a fait que qualifier l’initiative, ce qui est, selon lui, tout à fait légitime.
S.H










