La position des ministres d\’Attayar suite au scandale Elyes Fakhfakh a été très attendue hier. Chantres de la lutte anti-corruption, le parti de Mohamed Abbou a préféré la prudence pour défendre son chef du gouvernement, au grand dam de ses sympathisants.
Hier, mardi 23 juin 2020, lors de son passage à la chaîne Attessia TV, le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Ghazi Chaouachi a préféré user d\’entourloupes pour défendre Elyes Fakhakh
Interrogé sur la situation de conflit d’intérêts dans laquelle se trouve le chef du gouvernement en possédant des actions dans un groupement qui a conclu des marchés avec l’Etat, le ministre a répondu qu’il y a trois interprétations différentes : « il est considéré comme étant dans une situation de conflit d\’intérêts, une personne physique (député, ministre…) qui conclut des marchés avec l’Etat – un lien direct entre l’Etat et la personne physique-, un actionnaire dans une société qui occupe le poste de dirigeant ou président du conseil administratif, ou une personne qui détient tout simplement des actions (quel que soit le pourcentage)».
Il a estimé que le chef du gouvernement avait adopté la deuxième interprétation dans la mesure où il n’était pas un dirigeant au sein du groupement et ne détient que 20% des parts (alors un faible pourcentage).
« le président de l’Inlucc, Chawki Tabib a affirmé, selon son interprétation, que le chef du gouvernement se trouve dans une situation de conflit d’intérêts. Il lui a envoyé un avertissement et le chef du gouvernement s’est engagé à appliquer la loi et céder ses parts» a-t-il avancé.
A l\’heure actuelle, le parti qui a fondé sa campagne électorale sur des slogans d\’intégrité et de lutte anti-corruption n\’a prononcé aucune position officielle pour réagir à cette affaire de conflit d\’intérêts. Sa position a cependant été beaucoup plus tranchée dans le dossier, pourtant compliqué, de l\’hommes d\’affaires Marouen Mabrouk.
I.M










