Le membre du Bureau exécutif du mouvement Ennahdha et chargé de la communication du parti, Khalil Baraoumi, est revenu, mercredi 24 juin 2020, sur les accusations portées à l’encontre de son parti par le député du mouvement Echaab, Haykel Mekki.
Ce dernier a accusé Ennahda d’être derrière le mouvement de protestation organisé mardi devant l’ambassade de Tunisie à Paris à l’occasion de la visite officielle effectuée par le président de la République Kaïs Saïed en réponse à l’invitation de son homologue français, Emmanuel Macron. Il a également incombé la responsabilité de la protestation sociale à El-Kamour au parti de Rached Ghannouchi.
En réponse à ces accusations, Khalil Baraoumi a qualifié les propos de Haykel Mekki d’inadmissibles avançant que celui-ci, n’étant pas membre d’Ennahdha, n’aurait pas pu se prononcer sur la partie à laquelle appartiendraient les Tunisiens qui s’étaient attaqués à Kaïs Saïed à Paris.
« Tout est toujours de la faute d’Ennahdha », a-t-il lancé lors de son intervention dans Midi Show sur Mosaïque FM.
Il a également ajouté que son parti n’avait absolument rien à voir avec ce qu’il se passait à El-Kamour assurant, toutefois, que certaines parties (sans les nommer) voudraient, effectivement, profiter de la situation largement envenimée
De telles accusations « ne feront que saper la confiance déjà fragilisée au sein de la coalition gouvernementale », selon Khalil Baraoumi.
Il a signalé, aussi, que le mouvement Ennahdha avait de « gros soucis » avec ses partenaires car certains n’ont aucune « volonté de solidarité ou de coopération ».
« Une stabilité gouvernementale n’est pas possible sans stabilité parlementaire », a-t-il déclaré.
N.J.










