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L’essentiel de la plénière d’audition d’Elyes Fakhfakh

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    L’assemblée des représentants du peuple (ARP) a organisé, ce jeudi 25 juin 2020, une séance plénière consacrée à l’audition du chef du gouvernement à propos des cent premiers jours de l’action gouvernementale, ainsi que le programme pour la période post Covid-19 à tous les niveaux. 
     
    La plénière a démarré à 9h avec la présence de, seulement, 40 députés. Elle a, donc, repris 30 minutes plus en présence de 149 députés. 
     
    Le président du Parlement Rached Ghannouchi a ouvert la plénière, assurant que la Tunisie a réussi à maîtriser la pandémie malgré les limites du système sanitaire. Il a ajouté que l’assemblée a aidé le gouvernement durant cette période, en lui accordant la possibilité de gouverner par ordonnance. 
    Rached Ghannouchi a, également, assuré la période à venir nécessite la solidarité afin d’appliquer les réformes nécessaires, soulignant que cela n’est possible qu’à travers l’union nationale et la conjugaison de tous les efforts loin de tous les tiraillements politiques.
     
     
     
     

     

    La plénière s’est poursuivie avec un discours de près 90 minutes du chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, durant lequel il a consacré plus de 25 minutes pour parler de la polémique concernant le conflit d’intérêt le visant. Une intervention estimée arrogante par certains députés et suite à laquelle les députés Al Karama ont quitté la salle de la plénière. Il a également abordé le bilan de la période du Covid-19, ainsi que des priorités du gouvernement pour la période à venir, notamment en ce qui concerne la relance et le sauvetage économique. Dans ce contexte, il a assuré qu’il faut mettre fin aux solutions de rafistolage, d’autant plus que le tableau était déjà assez sombre bien avant la crise sanitaire.

     

    Yadh Elloumi (Qalb Tounes)il a affirmé que le chef du gouvernement est impliqué dans une affaire de corruption puisqu’il a obtenu le marché durant son exercice, soulignant que son parti présentera une motion de retrait de confiance et le poursuivra en justice. 
     
     
     
     
    Abir Moussi (PDL) : elle a indiqué qu’elle n\’allait pas aborder la polémique à propos du conflit d’intérêts, puisqu’elle est certaine de la corruption du chef du gouvernement. Elle a ajouté que le chef du gouvernement n’a présenté aucune vision, ni stratégie pour la prochaine période, soulignant que les chiffres avancés ne présagent rien de bon dans la mesure où le chef du gouvernement ne donne aucune solution pour y remédier. Elle a, également, assuré que les décrets lois émis par le gouvernement, pour la plupart, n’ont rien à voir avec la crise du Covid, à l’instar du projet de loi de l’identifiant unique présenté comme une réalisation. 
     
     
     
     
    Saïd Jaziri (Errahma) : il a considéré que le chef du gouvernement a avoué lui-même son échec lorsqu’il a assuré qu’il ne possède aucune stratégie, ajoutant qu’il ne bénéficie plus de la confiance des Tunisiens, précisant que tous les députés au Parlement avait récolté plus de voix que lui lors des dernières élections.
     
     
     
     
     
    Safi Saïd (Indépendant) : il est revenu sur la double nationalité du chef du gouvernement, estimant qu’il s’agit de l’un des problèmes pesant contre lui. Il a ajouté qu’Elyes Fakhfakh aurait dû se pencher davantage sur la politique étrangère, puisqu’il détient plus de pouvoir que le président de la République et le président du Parlement, considérant, qu’il doit réviser les notions classiques et aborder les changements dans le monde.
     

     

    Faycel Tebbini  (La voix des agriculteurs) : il a indiqué qu’il regrette avoir repris ses fonctions lorsqu’il a entendu les propos arrogants du chef du gouvernement. Il a ajouté qu’Elyes Fakhfakh s’est attardé sur la polémique autour de son entreprise, au lieu d’aborder les problématiques du pays. « Dès que vous avez commencé, vous avez rempli votre « Valis ». Votre conflit d’intérêts est prémédité, surtout lorsque vous avez séparé les ministères de l’Environnement et des Affaires locales. Vous avez échoué et vous devez démissionner ».

     

     

    Mabrouk Korchid  (Indépendant) : il a indiqué dans son intervention qu’il va considérer la bonne foi du chef du gouvernement pour l’affaire de conflit d’intérêts, l’invitant à donner plus de précisions sur la réalité des parts qu’il détient dans les entreprises en question. Il l’a, également, mis en garde contre une éventuelle explosion de la situation sociale, notamment, avec les dernières tensions enregistrées dans le Sud du pays et la nécessité de trouver des solutions efficaces et urgentes.

     

     

    Farida Laâbidi (Ennahdha) : elle a considéré que la plénière se tient dans des conditions particulières liées à la crise sanitaire. Dans ce contexte, elle a félicité les efforts du gouvernement, plus particulièrement, le ministre de la Santé nahdhaoui Abdellatif Mekki. Revenant sur les propos d’Elyes Fakhfakh concernant la nécessité du sauvetage du pays, elle a estimé que la demande de son mouvement quant à l’élargissement de l’assise politique est plus que légitime.

     


    Haykel Mekki ( Echaâb) : il a indiqué qu’il s’attendait à ce que les députés félicitent, d’abord, le gouvernement pour sa réussite dans la lutte contre la pandémie Covid-19 et passer par la suite aux questions concernant la polémique du conflit d’intérêts, ce qui n’était pas le cas. D’autre part, il a indiqué que le gouvernement a certainement réussi la gestion de la crise sanitaire, mais qu’il a trébuché par la suite, soulignant que son parti a participé à ce gouvernement, justement, pour venir en aide aux plus démunis.

     

     

    Samir Dilou (Ennahdha) : il a indiqué que son parti soutiendra le gouvernement tant qu’il maintient les priorités sur la base desquelles il a été formé, notamment la lutte contre la corruption, l’intégrité et la protection des classes défavorisées, et ce indépendamment de toutes les accusations. Il a, également, considéré que le gouvernement doit axer ses efforts sur l’emploi afin d’éviter les tensions sociales.

     

     

    Hichem Ben Ahmed (Tahya Tounes) : il a indiqué que son parti soutient le gouvernement actuel, soulignant que la priorité demeure à la relance économique et l’impulsion de l’investissement, véritable moteur de la création d’emploi et de la richesse. Il a estimé qu’il est nécessaire d’éviter les tiraillements politiques durant cette période, proposant la signature d’une trêve de six mois impliquant la stabilisation de la situation et l’arrêt des grèves.

     

     

    Nabil Hajji (Attayar) : il a indiqué qu’il ne va pas aborder les détails de l’article et la polémique autour du conflit d’intérêts puisque ce qui devrait être fait a été fait. Il a ajouté qu’il veillera à être membre de la commission d’enquête outre l’engagement du chef du gouvernement à démissionner. « Je m’adresse à Elyes Fakhfakh, la personne : Pourquoi leur as-tu donné cette occasion pour t’attaquer ? Nous faisons partie de la même famille politique et notre réputation est notre unique capital ».

     


    Mongi Rahoui (Indépendant) : il a considéré que le chef du gouvernement n’a pas présenté de bilan, ni de vision pour la période à venir. Il a, également, énuméré les multiples casseroles du gouvernement actuel durant les cent premiers jours, entre autres, l’accident de voiture commis par la fille du ministre du Transport, les suspicions de corruption dans l’affaire des masques du ministre de l’Industrie et des PME, la discrimination des femmes dans un décret justifié par une erreur de publication par la suite, la retenue d’un jour de travail sur la base du salaire brut et non annuel, l’augmentation des tarifs de la Sonede, l’autorisation accordée à Mongi Marzouk pour aller en France en plein confinement, les aides accordées aux médias privés… Au final, il a affirmé que le chef du gouvernement n’a présenté aucune vision ni perspectives.

     

     

    Samia Abbou (Attayar) : elle a tenu dans un premier temps à féliciter le gouvernement pour la gestion de la crise sanitaire malgré le manque de moyens. Elle a ajouté qu’il existe une suspicion de conflit d’intérêts pesant sur le chef du gouvernement. Toutefois, elle a indiqué que cette affaire a été révélée non par un souci de lutte contre la corruption, mais parce qu’Ennahdha a perdu le contrôle sur la formation du gouvernement et que le chef du gouvernement n’a pas voulu céder aux différentes pressions.

     

    Sarra HLAOUI

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