Le ministre chargé de la Fonction publique, de la Bonne gouvernance et de la lutte contre la Corruption, Mohamed Abbou, a été l’invité de Midi Show du 30 juin 2020 sur Mosaïque FM. Il est revenu, entre autres, sur les soupçons de conflit d’intérêts qui pèsent sur le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh.
Interpellé au sujet des appels à Attayar, de se retirer du gouvernement Fakhfakh, le ministre a avoué qu’en effet, son parti avait été invité à quitter le navire avant qu’il ne coule de par les suspicions de corruption qui ont entaché l’équipe gouvernementale en exercice soulignant, toutefois, que son objectif n’est pas de satisfaire les désirs des Tunisiens.
« Si j’ai échoué politiquement c’est parce que je travaille pour l’intérêt des Tunisiens et non pour satisfaire leurs désirs. Le plus grand des escrocs peut obtenir un poste, aujourd’hui. Il se trouve que plusieurs des corrompus – que je connais – et qui se sont portés candidats aux élections ont réussi à récolter des voix de la majorité des Tunisiens. C’est ça la réalité de la Tunisie et c’est pourquoi mon rôle est de servir les Tunisiens et non de les satisfaire », a-t-il avancé.
Le ministre chargé de la Fonction publique, de la Bonne gouvernance et de la lutte contre la Corruption a noté, qu’il était tout à fait normal qu’il défende bec et ongles le chef du gouvernement du moment que les accusations portées à son encontre ne sont, encore, que des soupçons.
« Je suis un homme de droit. Je serai le premier à demander sa démission si les soupçons sont confirmés et je me retirerai du gouvernement s’il n’honore pas son engagement », a-t-il affirmé.
« Il a lui-même appelé toutes les institutions à collaborer avec mon ministère et en ma présence. En quatre mois, il ne m’a jamais dit non », a ajouté Mohamed Abbou.
Le ministre a signalé, dans ce même contexte, qu’il avait informé le chef du gouvernement d’une campagne qui le visait une dizaine de jours avant que le scandale de conflit d’intérêts n’éclate assurant que la majorité des personnes qui ont conduit cette campagne pour se débarrasser d’Elyes Fakhfakh sont eux-mêmes des corrompus.
Mohamed Abbou s\’est, par ailleurs, engagé, au nom de la République tunisienne, à assurer la publication des résultats de l\’enquête qui devrait prendre approximativement trois semaines.
N.J.










