Le député et chef du bloc parlementaire de Qalb Tounes, Oussama Khelifi, est revenu jeudi 22 octobre 2020 sur le projet d\’amendement du décret-loi 116 relatif à l’audiovisuel lors de son intervention sur les ondes de la radio Shems FM.
Lors de la plénière du mardi 20 octobre, le Parlement a, notons-le, décidé de reporter l’examen du projet d\’amendement- fortement contesté- déposé par Al Karama à une date ultérieure.
Oussama Khelifi a souligné que l’initiative législative avait pour but de réformer le secteur médiatique et surtout régulariser la situation illégale de la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (Haica). « La Haica ressemble à un ministère des médias qui veut imposer son pouvoir et fermer certaines chaînes télévisées (…) Le Parlement veut assumer sa responsabilité et intervenir pour trouver une solution face à ce problème », a-t-il avancé.
Oussama Khelifi a par ailleurs indiqué que son parti -qui a soutenu l’initiative d’Al Karama- allait soutenir le projet de loi présenté par l\’ancien gouvernement et relatif à la liberté du secteur audiovisuel, si celui-ci vise à instaurer réellement la liberté d’expression.
« Nous avons décidé d’attendre avant d’agir. Si le projet de loi du gouvernement n’a pas permis de parvenir à une solution, l’amendement du décret-loi 116 sera donc la solution », a-t-il conclu.
Le gouvernement a décidé, le 19 octobre, de retirer le projet de loi suscitant une large polémique notamment parmi les professionnels du secteur médiatique. La conseillère en communication du chef du gouvernement, Sameh Mefteh a expliqué hier que le gouvernement avait retiré le projet de loi en question pour le réexaminer soulignant qu’elle était en contact permanent avec les professionnels du secteur, particulièrement, le syndicat des journalistes pour apporter les réajustements nécessaires au projet de loi gouvernemental, afin de le soumettre devant le Parlement dans deux ou trois semaines .
I.M










