Invité de l’émission Yaoum Saïd du lundi 9 novembre 2020, sur les ondes de la radio nationale, le président du bloc parlementaire de la Réforme nationale, Hassouna Nasfi, est revenu, entre autres, sur la polémique qui a éclaté après la journée parlementaire organisée par le Parti destourien libre (PDL) et le démarrage du dialogue libyen en Tunisie.
Au sujet de la réunion du PDL, Hassouna Nasfi a indiqué que cette journée était des plus ordinaires assurant qu’elle n’avait rien d’une célébration du 7 novembre – fête du Changement.
Le député d’Ennahdha, Samir Dilou, ainsi que le bloc Démocrate ont dénoncé la réunion du parti de Abir Moussi l’accusant d’avoir commémoré le putsch de Habib Bourguiba par Zine El Abidine Ben Ali.
Hassouna Nasfi a assuré que plusieurs blocs avaient organisé des rassemblements en présence des dirigeants de leurs partis respectifs dans cette même salle et en premier Ennahdha alors que Rached ghannouchi n’était pas encore président du Parlement.
“J’ai moi-même assisté à au moins deux réunions dans cette salle quand j’étais au sein de Nidaa Tounes,” a-t-il affirmé.
Il a ajouté que la salle avait été fermée pour des travaux et que même la Commission de la santé y avait organisé une réunion la semaine dernière.
Hassouna Nasfi a évoqué, également, la haine qui animait encore certains politiciens contre les figures de l’ancien régime soulignant l’échec de la politique de réconciliation. Il a critiqué, dans ce sens, le choix du président du Parlement, Rached Ghannouchi, de nommer l’ancien secrétaire général du RCD, Mohamed Ghariani en tant que conseiller chargé du dossier de la réconciliation, expliquant que le président de l’Assemblée devrait s’entourer de gens qui peuvent lui faciliter ses tâches et non les compliquer davantage.
Interpellé sur sa “nomination” en tant que président du Parlement, il a estimé qu’il ne pourrait y avoir de nomination pour ce poste rappelant que les négociations et le consensus étaient des impératifs à respecter.
“Je ne pense pas que Rached Ghannouchi puisse donner au pays plus qu’il ne l’avait fait déjà”, a-t-il ajouté estimant qu’il pourrait remplir ce rôle pleinement de par l’expérience qu’il avait acquise en tant que député.
Au sujet du dossier libyen, le président du bloc de la Réforme a réitéré que la Tunisie devait être le premier pays à intervenir pour trouver une solution au conflit qui déchire la Libye depuis des années maintenant.
“Nous devons interagir avec toutes les parties du conflit. Nous serons les premiers à bénéficier de la fin de la guerre. Cela aura un impact socio-économique positif sur la Tunisie”, a-t-il soutenu.
Il a dénoncé, dans ce même contexte, la position du mouvement Ennahdha qui s’était rangé du côté du gouvernement de Fayez El-Sarraj notant que cela avait constitué un vrai problème dans la résolution du conflit libyen sous l’égide de la Tunisie.
La Tunisie accueille lundi le premier Forum du dialogue politique direct inter-libyen qui se tient sous l’égide des Nations-Unies.










