La Cour des comptes a présenté, mardi 10 novembre 2020, son rapport sur le financement des campagnes électorales qui pointe plusieurs dépassements et infractions.
Les revenus du candidat à la présidentielle Ahmed Safi Saïd, outre ses sources de financement, ont créé la confusion aussi bien chez la Cour des comptes que chez l’opinion publique.
Selon le rapport, les déclarations fiscales des années 2017, 2018 et 2019 ont atteint 9.800 dinars, ce qui laisse entendre que les revenus du candidat n’ont pas dépassé 3267 dinars par an durant les trois années mentionnées.

Toutefois, le même candidat, Safi Saïd, a déclaré à la Cour des comptes qu\’il avait mobilisé pour sa campagne un montant de près de 254 mille dinars en ressources propres.

Interpellé par la Cour des comptes sur ses sources de financement, le candidat à la présidentielle s\’est « souvenu » qu’il tirait ses revenus de son travail en tant que rédacteur en chef et auteur (170 mille dinars), de la location de son bien immobilier depuis 2013 (36 mille dinars par an) et des conférences qu’il donne (25 mille dinars). Ce qui donne lieu à des discordances entre les revenus du candidat déclarés et réels.

Safi Saïd aurait donc dissimulé les données relatives à ses revenus réels durant au moins trois ans. Il serait impensable que Safi Saïd puisse vivre avec un montant de 272 dinars par mois, comme il l\’avait déclaré.
I.M.










