Le Syndicat des magistrats tunisiens a annoncé que le procureur général près de la Cour d’Appel de Nabeul, a ordonné, ce vendredi 13 novembre 2020, l’ouverture d’une information judiciaire pour non-assistance légale contre une clinique ayant exigé un chèque de garantie de 30 000 dinars pour admettre une juge atteinte du Covid et qui a fini par succomber à la maladie.
L’Association des Magistrats Tunisiens a indiqué, pour sa part, qu’elle va observer un sit-in en hommage à la mémoire de la juge décédée, et ce, le lundi 16 novembre à 11h devant le Tribunal de première instance de Nabeul. L’AMT va manifester, aussi, contre la situation sanitaire, financière et matérielle délabrée dans les Tribunaux. Dans ce contexte, l’association revendique le droit aux soins à l’hôpital militaire.
Plusieurs observateurs ont fortement contesté les pratiques des cliniques privées, estimant qu’elles font chanter les Tunisiens et n’acceptent d’admettre les patients qu’après avoir empoché des sommes faramineuses à l’avance. Elles remettent les dépouilles des défunts en imposant des conditions financières invraisemblables.
La magistrate décédée n’est pas la première à être la victime des cliniques privées en ces temps d’épidémie. Plusieurs tunisiens ont perdu la vie pour non-assistance, juste parce qu’ils ne pouvaient assurer les sommes exorbitantes exigées, alors que les hôpitaux connaissent une grande pression.
S.H










