Fayçal Derbel, député et rapporteur de la commission des finances, de la planification et du développement à l’ARP, a expliqué ce matin, vendredi 27 novembre 2020, sur Express Fm, que le point de discorde autour du projet de loi de finances complémentaire est sur le point d’être résolu.
A lire également
Alors que le projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2020 est actuellement en examen à l’ARP, Fayçal Derbel a affirmé que la BCT obtiendra une autorisation de l’ARP afin de financer le déficit budgétaire à hauteur de 2,8 milliards de dinars. « Nous offrirons à la banque centrale un cadre légal qui lui permettra de financer le budget», a-t-il dit. Il précise toutefois que « ceci se fera à titre exceptionnel afin que le gouvernement ne prenne pas l’habitude de recourir au financement de la Banque centrale».
Fayçal Derbel, présent dans l’émission Expresso au micro de Wassim Belarbi, a expliqué que la commission des consensus tranchera aujourd’hui sur la question et que le PLF complémentaire devra être voté dans la journée. « Des modifications devrons être cependant apportées et, personnellement, je n’approuve pas le projet dans sa version actuelle».
A lire également
Au sujet de la loi de finances 2021, il a expliqué par ailleurs, toujours à la même source, que les travaux continueront jusqu’au 10 décembre pour accéder au vote. « Cette loi doit être votée, nous n’avons pas d’autre choix. Ceci ne veut pas dire que nous devrons voter la version actuelle, des modifications devront être apportées ». Il explique : « Le projet de la LF 2021 dans sa version actuelle sera un cadeau empoisonné, car elle nous conduira à une cessation de paiement d’ici les mois d’avril-mai […] Depuis 10 ans, nous sommes en train de financer la paix sociale et de satisfaire les gens au moyen de crédits».
A lire également
Le député insiste, par ailleurs, sur l’importance des réformes qui devront être mises en place, très rapidement. « Il y a des réformes à entreprendre dès le mois à venir et des accords à prendre au plus vite avec la centrale syndicale qui aboutiront à des décisions pratiques ».
Dans ce sens, comme mesures à décider rapidement, le rapporteur de la commission des finances propose un abandon des autorisations nécessaires pour l’exercice de certaines activités économiques afin de les voir remplacées par la tenue d’un cahier des charges relatif à chaque activité. Une mesure qui servira, selon lui, à limiter l’impact de certains lobbys et de relancer l’activité économique.
S.T










