Comme c’était le cas ces derniers jours, des affrontements nocturnes ont démarré, cette après-midi du dimanche 17 janvier 2021, vers 16h coïncidant avec le couvre-feu.
Depuis quelques jours, des heurts nocturnes se déclenchent chaque soir. Ces mouvements sont en train de se généraliser et touchent plus de quartiers. Les jeunes manifestants indiquent qu’il s’agit d’une révolution des affamés et scandent des slogans contre le pouvoir en place. Toutefois, les protestataires, dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans, selon la version sécuritaire, ont cassé les vitrines, les voitures, pillés des biens publics et des établissements financiers.
Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Hayouni a assuré dans une déclaration à Business News qu’il ne s’agit nullement de protestations. « Ce ne sont pas des protestations ou de manifestations. Il s’agit d’une atteinte aux biens d’autrui. Ceux qui ont des revendications ou des protestations ne cassent pas les biens de leurs concitoyens ».
Khaled Hayouni a indiqué que les heurts ont démarré dans plusieurs quartiers populaires de la capitale, à l’instar de Mellassine, Ezzahrouni, El Intilaka, mais aussi dans les gouvernorats de Bizerte, Sousse, Béja, Sousse, Gafsa, Sidi Bouzid… « C’est quasiment le même mode opératoire et les violences s’enclenchent successivement et pratiquement à la même heure. Ce sont des jeunes ne dépassant pas les 25 ans, dont plusieurs enfants mineurs. D’ailleurs, j’invite les parents à retenir et à contrôler leurs enfants. Ce sont des enfants au vrai sens de terme et ils requièrent un traitement juridique bien déterminé ».
Interrogé sur les parties qui se cachent derrière ces évènements, Khaled Hayouni a assuré que les enquêtes sont actuellement en cours en collaboration avec le Parquet pour déterminer les commanditaires, soulignant que « les forces de sécuritaires essayent de contenir ses violences ».
S.H










