L’ancien secrétaire d\’État chargé de la jeunesse, Abdelkoddous Saâdaoui, a expliqué, lors de son intervention ce mardi 19 janvier 2021, au micro de Boubaker Akecha sur Mosaïque FM, qu’il est faux de parler de la « jeunesse » tunisienne car il faudrait plutôt parler des « jeunes » tunisiens qui sont différents et ont différents besoins et revendications.
« Je rappelle que les jeunes constituent 52% de la population, parler de leur insertion est une aberration, peut-on insérer une majorité dans une minorité, non évidemment. Il y a un problème concernant l’approche qu’on a vis-à-vis des jeunes, on a tendance à les associer à tout ce qui est péjoratif. 62% des jeunes n’ont pas confiance en l’Etat, ne savent même pas ce que ça veut dire un Etat et ne se sentent pas représentés. Le problème est avant tout une question de confiance » a-t-il précisé, commentant les récentes émeutes qui ont eu lieu dans plusieurs régions du pays.
« Tout le monde parle des jeunes mais personne ne leur a vraiment parlé. Ils nous parlent depuis longtemps, à travers l’art, la musique, le sport et dans leur propre langage mais on ne sait pas les écouter. Ce que nous voyons aujourd’hui est la partie immergée de l’iceberg, le travail doit être fait en amont, avant que les jeunes n’en viennent au vandalisme » a poursuivi M. Saâdaoui.
Il a ajouté que l’Etat doit rétablir la confiance avec le citoyen, qu’un changement de politique doit être mené, de réaménagement urbain par exemple, de facilitations administratives et autant de mesures pour simplifier la vie des citoyens et les amener à adopter un comportement civil en leur en donnant tous les moyens de le faire.
M.B.Z










