Abdellatif Mekki, membre du bureau exécutif d’Ennahdha et vice-président chargé des relations avec les organismes nationaux, ne partage pas la vision du président du conseil de la Choura Abdelkarim Harouni, estimant, pour sa part, que seules les forces de sécurité sont habilitées à intervenir sur le terrain pour protéger les bien publics et faire régner l\’ordre.
Dans un post Facebook daté de ce jeudi 21 janvier 2021, le dirigeant d’Ennahdha a affirmé : « En toute clarté, le mouvement Ennahdha reconnait le droit de manifester et de protester pacifiquement…C\’est un des piliers de la démocratie et ne fera jamais l\’objet de controverses, d\’hésitations ou remise en question ».

« D’autre part, le parti soutient les appareils de l\’Etat qui appliquent la loi à l\’encontre de ceux qui l\’enfreignent. Ce soutien est dicté par le devoir national de chacun, y compris des manifestants pacifiques. Mais, sur le terrain, la présence et la mise en œuvre ne peuvent être que celles des appareils de l’Etat, sans autre partenaire que les sociétés privées et légales de sécurité qui font partie du tissu sécuritaire »
Pour rappel, Abdelkarim Harouni a tenu la veille des propos polémiques en référence aux derniers affrontements nocturnes sur le plateau de la chaîne Zitouna, soutenant que « les enfants d’Ennahdha seront sur le terrain pour soutenir les efforts des forces de sécurité et protéger les quartiers ».
Des propos qui ont sonné comme une menaces envers les manifestants et qui ont choqué plus d\’un. Plusieurs voix se sont élévées réclamant des excuses de la part du dirigeant d\’Ennahdha.
I.N










