Le responsable de l\’unité d\’information et de communication et substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali est intervenu, ce soir du jeudi 28 janvier 2021, sur la chaîne Attessia assurant que le parquet a appris la tentative d’empoisonnement du président de la République sur les réseaux sociaux et qu’il s’est saisi, lui-même, de l’affaire.
Mohsen Dali a ajouté : « Aucune partie ne nous a alerté de l’affaire, ni la présidence de la République, ni les services sécuritaires. Pourtant, il ne s’agit pas d’une simple affaire ou d’une affaire anodine. C’est une affaire touchant la sécurité nationale et la vie du président de la République. C’est un crime passible de la peine de mort ».
Dans son intervention, il a ajouté que le parquet n’a toujours pas reçu l’enveloppe en question, assurant qu’il y a des procédures judiciaires à respecter et que le parquet ne peut traiter l’affaire tant qu’il n’a pas saisi l’enveloppe. « Nous ne savons pas à qui a été confiée cette enveloppe. Peu importe la partie à qui elle a été confiée, elle doit travailler en collaboration et sous la supervision du ministère public. Seul le ministère public est habilité à émettre un rapport officiel ».
Rappelons que l’affaire du courrier empoisonné a été ébruitée, hier, sur les réseaux sociaux, et ce n’est qu’en fin de cet après-midi que la présidence de la République a émis sa version officielle des faits, soulignant qu’elle n’a pas voulu en parler avant de peur de perturber l’opinion publique. Les services de la présidence évoquent la réception d’un courrier suspect ouvert par la cheffe de cabinet Nadia Akacha. Cette dernière s’est évanouie en l’ouvrant et a pratiquement perdu la vue. L’enveloppe a été passée à la déchiqueteuse, avant d’être soumise aux services sécuritaires. Nadia Akacha a été transférée à l’hôpital militaire pour un éventuel diagnostic à propos du malaise survenu.
S.H










