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« Laissons les jeunes respirer… changeons cette loi 52… Pourquoi les jeter en prison ?! Essayons de trouver des sanctions alternatives. Pourquoi ne pas activer le travail d’intérêt général ? », a-t-il suggéré.
Trois jours plus tard, trois jeunes kéfois ont écopé de trente ans de prison chacun pour détention et consommation de cannabis dans les vestiaires d’un stade. Ce verdict prononcé en première instance a provoqué un tollé de réactions au sein de la société civile et la sphère politique.
« Toute forme d’atteinte aux libertés fondamentales et d’oppression est perçue par le citoyen et plus particulièrement par la jeunesse comme une humiliation ! Face à l\’absurdité de la peine de 30 ans de prison prononcée contre des consommateurs de cannabis, il devient urgent d’amender la législation et remplacer les peines de prison par des amendes et des peines de travaux d\’intérêt général. Ce sera un grand pas vers la véritable réconciliation nationale qui doit se faire entre l’État et ses institutions d’une part et le citoyen et la jeunesse d’autre part ! », a écrit Fares Blel sur son profil Facebook.
Le travail d’intérêt général – ou travail d’utilité publique – est une sanction de substitut appliquée dans plusieurs pays comme alternative à l’emprisonnement pour des délits mineurs. Cette peine consiste à ce que le condamné effectue un travail non rémunéré au profit d’un organisme ou d’une entité publique en guise de réparation à l’acte commis.
Plusieurs autres personnalités ont lancé des appels à changer cette loi jugée destructrice pour une jeunesse désemparée et en particulier l’article 11 faisant mention de circonstances aggravantes et imposant d’infliger des peines maximales si le délit est commis dans une mosquée, un stade et plusieurs autres endroits publics.
Il convient de noter que les trois jeunes prévenus comparaissent devant la justice en appel lundi prochain.
N.J.










