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Mohamed Douagi : On est en train de sacrifier les générations futures !

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    Le chef de service de réanimation Néonatale, à l\’Hôpital militaire et président de la Société Tunisienne de Pédiatrie, Professeur Mohamed Douagi, a adressé aujourd\’hui, samedi 30 janvier 2021, un « post spécial au ministre de l\’Enseignement ».


    Dans ce statut, posté sur sa page personnelle, Mohamed Douagi s\’adresse « à l\’universitaire Mr Fethi Sellaouti et à l\’ancien recteur de l\’université » dans ce statut, dont Business News reproduit ici une partie, :
     

    « Cher collègue et ami, votre passage au rectorat a été marqué par le respect des enseignants envers votre personne et votre mandat n\’a été entaché à mon avis que d\’une seule fausse note représentée par votre attitude sévère en cautionnant la sanction d\’un étudiant en médecine pour un post sur Facebook. De ce fait, votre nomination a été logiquement saluée par les universitaires ».

     

    Dans sa publication, Mohamed Douagi déplore : « Malheureusement, vous vous êtes retrouvés très rapidement prisonnier du syndicat et j\’ai eu l\’occasion de vous le signaler parce que les décisions de votre ministère étaient au début en opposition avec les sociétés savantes dont la Société Tunisienne de Pédiatrie dont je suis le porte-parole et président ».

      

    Et d’ajouter : « Monsieur, je sais que vous regardez les conférences de presse de MR BLANQUER et MR VERAN respectivement ministres Français de l\’éducation et de la santé qui se référant aux recommandations de la Société Française de Pédiatrie pour justifier leurs décisions.

    Depuis, je ne peux que me féliciter de vous voir résister aux appels de fermeture des écoles par les syndicats.

    Alors pourquoi, m’adresser à vous maintenant ?

    Eh bien Mr le ministre, j\’ai pu vous écouter aujourd\’hui sur IFM et alors que la situation est de nouveau désastreuse dans les écoles à cause du système de groupe, la grève des surveillants et des administratifs depuis près de deux mois avec des classes vides et des jeunes en danger dans les internats, j\’ai retrouvé un ministre gentil, dépassé par les événements suppliant les grévistes de faire des concessions et espérant qu’ils soient compréhensifs.

    J\’ai retrouvé le même discours que celui du gouvernement avec les bandits du Kamour.

    Même quand la journaliste vous a poussé dans vos derniers retranchements, vous avez continué uniquement à espérer que les grévistes reviennent à de meilleurs sentiments et ce n\’est qu\’à la fin que vous avez osé parler de travail non réalisé, travail non payé mais en insistant que vous n\’aurez pas à le faire car les grévistes feront sûrement preuve de compréhension et concluant en demandant aux parents de contrôler la présence de leurs enfants en classe.

    Non, monsieur c’est à vous et votre gouvernement d\’agir.

    Monsieur, je vous rappelle que les jeunes médecins ont été privés de leur salaire de 2 mois lors de leur grève mais depuis votre gouvernement a fait marque d\’une gentillesse légendaire et après avoir fermé les yeux sur la grève des juges et des auxiliaires de justice, vous continuez sur la même lancée.

    Monsieur, combien de jeunes quitteront l\’école, ça sera plus que les 100 000 annuels.

    Monsieur, ce n\’est pas à vous que je vais apprendre les conséquences graves de cette gestion sur les jeunes.

    Monsieur, vous savez sûrement que c\’est la Tunisie qui payera dans le futur ces dérives.

    Monsieur, cher confrère, cher ami, je suis sûr que vous êtes aussi triste que moi face à ces dérives.

    Monsieur, je crois encore en vos qualités, réagissez, prenez les décisions qu\’il faut et même si vous avez ignoré sciemment l\’avis de la société savante de pédiatre puisque vous n\’avez pas jugé utile de rencontrer ses membres, sachez que cette société savante de Pédiatrie et même la société pour les droits des enfants seront toujours prêtes à vous aider.

     

    IL Y VA DE L\’AVENIR DE NOS ENFANTS, DES GENERATIONS FUTURES ET DONC DE NOTRE TUNISIE.

    RESPECTUEUSEMENT ET EXCUSEZ MA FRANCHISE.

    QUI AIME BIEN, CHATIE BIEN ».

     


     

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