L’ancien dirigeant au sein du mouvement Ennhahda, Lotfi Zitoun a indiqué, ce dimanche 31 janvier 2021, lors de son passage à l’émission « Portrait » d’Elyes Gharbi sur les ondes de Mosaïque Fm, que la solution à la crise politique actuelle consiste en une nouvelle vision, loin de l’image classique des partis politiques, assurant que le pouvoir peut et doit être sans le mouvement d’Ennahdha.
Après avoir passé en revue son parcours politique et les différentes étapes l’ayant marqué, Lotfi Zitoun est revenu sur son départ du mouvement assurant que c’était une période déchue. « On m’a dit nahdhaoui un jour, nahdhaoui pour toujours, et moi je dis nahdhaoui un jour, tunisien pour toujours ».
Dans un autre contexte, il a assuré que le mouvement Ennahdha oscille, aujourd’hui, entre le religieux et le civil. « Quant à Rached Ghannouchi, il pourrait faire partie de la solution, comme il peut être une partie du problème. Je l’ai mis en garde contre la colère populaire. Cette même colère a conduit à la fuite de Ben Ali ».
D’autre part, il a commenté les derniers mouvements sociaux, estimant que certaines parties tentent de minimiser les tensions observées dans les rues malgré leur importance. « Il faut tenir compte de la réalité, et essayer de comprendre ces jeunes n’ayant pas vécu notre histoire avant la révolution. Plusieurs choses les dépassent, notamment, tout le militantisme durant cette période».
Lotfi Zitoun a, également, assuré qu’après dix ans de la révolution, il est nécessaire de se poser et de procéder à une véritable évaluation. Il a estimé que plusieurs révisions s’imposent, soulignant que plusieurs erreurs ont été commises par Ennahdha, ne concernant pas l’évaluation, mais le traitement des affaires. Il a fait revenir ces erreurs au manque d’expérience et de la connaissance des rouages de l’Etat, outre un certain relâchement et laxisme.
S.H










