Dans ce sens, la Haica a condamné les violences et agressions à l’encontre des journalistes et les tentatives itératives de détourner les médias pour les utiliser à des fins de propagande et de désinformation.
La Haica a souligné qu’elle tenait le gouvernement pour responsable dans le blocage du processus de réforme des médias publics. Elle a appelé, aussi, à accélérer les procédures pour nommer un président directeur général à la tête de la Télévision et Radio nationales mettant en garde contre les répercussions que ce vide pourrait engendrer.
L’institution est revenue sur le dossier des médias confisqués indiquant que l’approche adoptée par le gouvernement dans le traitement de ces dossiers laissaie transparaitre que les intérêts des partis politiques et des lobbies prévalaient au détriment de l’intérêt public.
Elle a rappelé, à cet effet, la décision de rattacher la Radio Zitouna à l’établissement de la Radio nationale prise en 2017 et la pression qu’ont exercée certains partis politiques afin d’empêcher son application.
La Haica s’est, également, interrogée sur son exclusion du traitement du dossier de Shems FM pointant du doigt le manque de transparence du processus de régularisation de la situation de cet établissement médiatique.
La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle a, par ailleurs, mis en garde l’opinion publique contre la menace que représentent les tentatives d’amendement du décret 116 rappelant que cela ouvrait la porte à des financements étrangers dans des institutions médiatiques nationales impliquant, entre autres, des changements radicaux du paysage médiatique et surtout une atteinte à la souveraineté nationale.
Elle a appelé toutes les juridictions compétentes à jouer leur rôle en statuant en urgence dans les affaires liées au secteur médiatique notant que l’alignement du gouvernement du côté des propriétaires d’établissements médiatiques représente une menace réelle pour les institutions médiatiques publiques et la transition démocratique.
La Haica a évoqué, dans ce sens le rapport de la Cour des comptes et a appelé les composantes de la société civile et les forces démocratiques du pays à rallier les rangs afin de défendre la civilité de l’Etat et la liberté d’expression et de la presse, et appuyer la Haica dans sa mission.
N.J.










