L’avocate a affirmé que même Rached Ghannouchi – chef du parti et président du Parlement – avait été auditionné en tant qu’accusé dans le cadre de cette affaire en novembre 2019.
Notant que l’existence de la chambre noire au sein du ministère de l’Intérieur ne peut être contestée, elle a assuré qu’un juge avait été menacé afin de ne pas rendre publique l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha.
Elle a ajouté que le procureur de la République près du tribunal de première instance de Tunis, Béchir Akremi, avait mis en accusation les prévenus en dépit de sa proximité avec Rached Ghannouchi et de son parti Enanhdha précisant que les chefs d’accusation retenus à leur encontre concernent des crimes présumés d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.
Elle a avancé, aussi, que M.Akremi avait, cependant, protégé d\’autres suspects.
Me Gazeza a signalé, par ailleurs, que les investigations avaient révélé que plusieurs membres d’Ennahdha avaient participé à des sessions de formation dispensées par un membre de la branche égyptienne des Frères musulmans.
Elle a également révélé que les documents saisis sur ordre du représentant du ministère Public et initialement placés à El Gorjani avaient été déplacés et dissimilés au ministère de l’Intérieur afin que la justice ne puisse pas y avoir accès.
N.J.










