La Loi de finances 2022, telle que publiée sur les réseaux sociaux est un suicide politique, a assuré, jeudi 23 décembre 2021, l’ancien ministre du Commerce et membre du bureau politique du mouvement Echaâb, Mohamed Msilini. Et de souligner que le mouvement Echaâb ne soutiendra pas de telles mesures.
Au micro d\’Elyes Gharbi lors de son passage à l\’émission Midi Show, M. Msilini est revenu sur la situation économique du pays en indiquant qu’elle s’est aggravée à cause de la faiblesse de ceux qui ont gouverné depuis la révolution, en notant que la structure de la dette tunisien dégage un endettement extérieur de plus 70%, largement au-dessus des normes recommandées, d’où la nécessité d’assurer les ressources nécessaires.
Il a indiqué dans ce cadre que son parti n’est pas contre le recours au Fonds Monétaire International (FMI), mais qu’au contraire il est convaincu de la nécessité des négociations avec l’institution financière internationale, mais sur des bases claires ainsi que la mise en place de politiques et de choix qu’on sera capable de réaliser.
« Nous sommes pour la clarté et la mise en place de politiques publiques claires capables de limiter à long terme l’endettement du pays », a-t-il précisé.
S’agissant des dispositions de la Loi de finances 2022, le politicien a déclaré : « Si ce que j’ai vu sur les réseaux sociaux est vrai, ce projet représente un suicide politique. Ces mesures ne seront pas acceptées par le peuple et d’anciens gouvernements sont tombés pour moins que ça ».
Et d’expliquer que les réformes qu’il avait vu sur les réseaux sociaux touchaient essentiellement la baisse de la masse salariale et une suppression de la compensation en l’orientant vers les véritables bénéficiaires, deux choses qui ne passeront pas selon son estimation.
« Nous n’allons pas soutenir une Loi de finances avec de telles dispositions et on sera au côté du peuple dans leur refus de cette loi », a-t-il martelé.
Toutefois, Mohamed Msilini a admis que si la transition politique est accompagnée par un manque de visibilité au niveau économique et politique et une confusion en termes de choix, alors elle sera menacée.
Mais pour lui, il n’y a que deux solutions : soit on soutient cette transition et on fait pression pour l’améliorer ces conditions, soit on emmène le pays vers le chaos, avec un retour à l’avant 25 juillet.
I.N










