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Fayçal Derbel : Il faut se rendre à l’évidence et arrêter l’hémorragie

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    L’expert comptable, député d’Ennahdha, et rapporteur de la commission des Finances à l\’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Fayçal Derbel, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation économique du pays notant qu’il faudrait se rendre à l’évidence et arrêter l’hémorragie.

    Invité de la Matinale de Myriam Belkadhi sur Shems FM, lundi 27 décembre 2021, il a critiqué l’inversion de la courbe des taux d’intérêts des obligations souveraines et la soutenabilité de la dette de l’Etat, appelant le président de la République, la cheffe du gouvernement et le gouverneur de la Banque centrale à confesser la réalité de la situation économique du pays, très difficile, à son sens.

    « La situation actuelle ne traduit pas notre vrai potentiel de croissance (…) Nous avons un potentiel de croissance et sommes loin d’être limités », a-t-il avancé notant que la conjoncture, les conflits politiques conjugués à une crise de valeur inédite étaient responsables de la dégradation de la situation de la Tunisie.

     

    Il a ajouté dans ce sens que l’élite tunisienne devrait travailler sur elle-même et convaincre le peuple du potentiel de croissance en œuvrant sur le rétablissement de la culture du travail. Il a rappelé, dans ce sens, que la Tunisie avait été placée en queue de classement en termes de climat d’investissement, dénonçant le déséquilibre entre les droits et devoirs des travailleurs et ceux des employeurs.

    Interpellé sur le recours au Fonds monétaire international (FMI), Fayçal Derbel a laissé entendre qu’il serait difficile que le dossier de la Tunisie soit accepté par le bailleur de fonds si les réformes exigées sur la masse salariale, la restructuration des entreprises publiques et la caisse de compensation ne sont pas entreprises.

    Il a signalé, dans ce sens, que l’allocation exceptionnelle – de 700 millions de dollars – accordée par le FMI en août avait sauvé la Tunisie, alors que le pays était au bord de la cessation de paiement.

     

    Rappelant que la Tunisie a besoin d’un financement de 23 milliards de dinars, il a indiqué que le pays finirait par se résoudre à l’inévitable Club de Paris, en cas d’un rejet de dossier par le FMI.

    L’expert comptable a précisé, par ailleurs, que l’Etat pourrait dinariser les réserves en devises pour garantir une partie des fonds dont il a besoin expliquant qu’il serait, dans ce cas, obligé d’imprimer des billets supplémentaires. « Si les exportations ne se développent pas au rythme escompté, nous serons dans l’obligation d’aller vers le Club de Paris », a-t-il affirmé.

    N.J. 

     

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