Le député et ancien dirigeant au sein du mouvement Ennahdha, Abdellatif Mekki a publié un statut, mercredi 20 avril 2022, pour revenir sur la polémique suscitée par le président de la République à propos de l’article premier de la Constitution, assurant que cet article avait toujours représenté un bon compromis entre toutes les générations de l’action politique en Tunisie depuis d’instauration de la République, tout en bénéficiant d’un soutien populaire.
« Quel est le rapport entre l’article 1 de la Constitution et la lutte contre la corruption qu’il prétend ? Le peuple l’avait-il revendiqué ? Demande-t-il le soutien de certains courants idéologiques n’ayant aucun poids populaire ? J’espère qu’ils ne tomberont pas dans ce piège, comme ce fût le cas du temps de Ben Ali au détriment de la démocratie. S’agit-il d’une manière pour raviver des conflits idéologiques n’ayant le moindre intérêt pour détourner l’attention de la réalité amère ? S’agit-il d’une réponse à des conditions imposées par des parties étrangères […] Vous, qui le soutenez encore, l’avez-vous revendiqué ? C’est votre responsabilité. Il le fait en votre nom », indique Abdellatif Mekki.
Dans un dicours donné lundi, le président de la République avait indiqué que les Tunisiens ne faisaient pas le ramadan ou la prière conformément à l\’article premier de la constitution. Il a en cela expliqué que l\’Etat, étant une entité morale, ne peut avoir de religion. Une déclaration qui a été fortement critiquée par les milieux islamistes et conservateurs.

S.H










