« Le ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, a autorisé, par la grâce de Dieu, le lancement de la réalisation d’un projet d’acquisition et d’installation d’une salle de cathétérisme au sein du service de prévention des maladies cardio-vasculaires de l’hôpital des forces de sécurité intérieure de La Marsa ».
Ce texte ne nous vient pas de l’imaginaire des internautes ou d’une publication satirique, mais de notre triste réalité. Le texte a été sculpté sur une plaque d’inauguration qui avait été accrochée à un mur lors d’une cérémonie ayant eu lieu à la date du 27 avril 2022. Cette simple et petite chose reflète un tas de mauvaises habitudes et pratiques.
Plus de dix mots pour dire que le ministère a lancé un projet ! Certains ont considéré que la phrase était à l’image de l’administration tunisienne, de sa bureaucratie et de ses procédures complexes. Les internautes se sont même amusés à imaginer le nombre de commissions créées afin d’atteindre l’objectif final : l’acquisition d’équipement médical. Nos forces de l’ordre devront patienter davantage et subir encore les conséquences de la chose, car l’achat d’une simple seringue pourrait durer plusieurs semaines ! Que dire alors d’une salle de cathétérisme !
D’autres ont critiqué les mots utilisés tout en affirmant que cette formulation visait à redorer l’image du ministre de l’Intérieur. Ce dernier s’est trouvé, ces derniers jours, et malgré lui (ou pas d’ailleurs car nous n’avons aucun moyen de communication avec notre gouvernement à propos de ce genre de sujet !) au cœur d’une polémique provoquée par l’ancienne cheffe du cabinet de la présidence de la République, Nadia Akacha. Elle l’avait tenu responsable de l’échec politique du chef de l’Etat et l’avait accusé de trahison.

S.G










