La vice-présidente de l\’Organisation de défense du consommateur (ODC), Thouraya Tabbessi, a évoqué la hausse des prix des fournitures scolaires. Elle a affirmé que les Tunisiens avaient constaté une hausse de 40% des prix. Elle a indiqué que selon l\’étude menée par l\’ODC la hausse, en réalité, avait dépassé les 40%. « La fourniture scolaire d\’un enfant en cycle préparatoire à la maternelle ou à l\’école primaire coûte entre 221 et 500 dinars. Pour le collègue et le lycée, la fourniture coûte près de 500 dinars », a-t-elle ajouté.
Invitée le 2 septembre 2022 par Hatem Ben Amara sur les ondes de la radio Jawhara FM, Thouraya Tabbessi a expliqué que les dépenses pour un enfant étaient entre 500 dinars et 800 dinars si l\’on prenait en considération le coût des transports. Elle a considéré que les Tunisiens avaient fait face à des vagues de hausse des prix et de consommation. Elle a, également, évoqué la hausse des prix des vêtements.
« L\’ensemble de ces facteurs pousse le Tunisien à s\’orienter vers le marché parallèle. Le marché parallèle représente plus de 50% de notre économie. Il pense faire des économies. Il achète des marchandises non-contrôlées fabriquées avec des produits pouvant même être cancérigènes… Un stylo en plastique peut représenter un véritable danger puisque nos enfants ont tendance à le mettre dans la bouche… De plus, les prix des produits de contrebande ont considérablement évolué en raison de l\’affluence des Tunisiens… Malheureusement, on trouve des produits de contrebande dans les points de vente en règle », a-t-elle ajouté.
Thouraya Tabbessi a considéré que la pénurie résultait du manque de ressources en devises permettant d\’honorer les engagements du pays auprès des fournisseurs étrangers. Elle a appelé les Tunisiens à rationaliser leurs achats. Elle a considéré que la pénurie résultait en partie de l\’empressement des consommateurs. Elle a expliqué que ceci poussait vers la spéculation et la monopolisation. Elle a évoqué l\’usage des produits alimentaires de base tels que l\’huile végétale par les usines à gâteux et les pâtisseries. Elle a, également, considéré que les quantités de certaines marchandises introduites sur le marché n\’étaient pas suffisantes.
La vice-présidente de l\’ODC a considéré que le manque de ressources logistiques et le faible nombre d’agents de contrôle auprès du ministère du Commerce ne permettaient pas de mener une guerre contre la monopolisation et la spéculation. Elle a salué les efforts des ministères concernés. Elle a insisté sur le manque en devise permettant d\’acheter les quantités de marchandises nécessaires. Ceci, selon elle, nécessite une réforme profonde du système.
S.G










