Dans un point presse ce samedi 10 septembre 2022, la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, a ironisé sur les projets que le chef de l’Etat compte présenter aux citoyens rappelant au passage que tous les projets proposés par les gouvernements successifs ont été élaborés par l’ancien régime de Ben Ali.
Abir Moussi s’en est aussi prise à la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, qui « a échoué dans le relance des investissements dans le pays. Elle a enfoncé encore plus le déficit budgétaire amplifiant ainsi la crise socio-économique », selon ses dires.
La présidente du PDL affirme aussi que le chef de l’Etat a échoué dans son entreprise d’attirer des financements pour le pôle de Santé de Kairouan. Il aurait selon elle, échoué à trouver ses financements pendant la Ticad 8 (Conférence de Tokyo pour l’investissement en Afrique).
« Où est Tabboubi ? », s\’est-elle aussi demandée pendant la conférence de presse. Pour elle, le secrétaire général du syndicat UGTT continue à taire le contenu des réunions avec le gouvernement et ne donne pas sa position par rapport aux recommandations du Fonds monétaire international.
Abir Moussi a dénoncé des réunions qui concernent les Tunisiens et dont aucune information ne filtre. La présidente du PDL a aussi déploré les pressions que fait subir l’Etat a ses opposants tandis que les ressources financières sont employées dans le fonctionnement des administrations.
Dans son discours, Mme Moussi a également accusé le président d’avoir échoué dans la gestion du pays « laissant les Tunisiens en proie au FMI ».
« Est-ce que le chef de l’Etat est informé des contenus des réunions avec le FMI ? », s\’est-elle encore demandée, avant d’assurer que ce dernier n’a « aucune connaissance de l’aspect économique ».
Pendant la conférence, Abir Moussi a aussi révélé que le chef de l’Etat serait sur le point d’effectuer un remaniement ministériel. Aussi, pour elle, l’Etat serait sur le point de s’effondrer alors que « le gouvernement Bouden n’informe pas sur le sujet et continue de tromper l’opinion publique ».
Finalement, le président de la République a été prié de donner son point de vue sur les négociations avec le FMI.
S.A










