Le comité de soutien du cinéaste Isaam Bouguerra, arrêté il y a plus d’une année pour consommation de stupéfiants dans le cadre de la loi 52 (jugée répressive par la société civile et objet de luttes depuis des années), s’est exprimé ce jeudi 15 septembre 2022, dans un communiqué. Tout en rappelant que le jeune homme est en prison depuis plus d’un an, les membres du comité font part de leur foi en la justice « malgré cette injustice ».
« Cette affaire confirme que la loi 52 a perdu le sens pour lequel elle a été créée, c’est à dire, lutter contre l’expansion du marché de la drogue en Tunisie. Elle est devenue aujourd’hui un instrument de torture pour les jeunes et leurs familles » peut-on lire dans le texte.
Le comité souligne également que la plupart des experts en droit, considèrent la loi 52 comme étant injuste et obsolète. « Une loi qui met le consommateur et le dealer dans le même sac. Ainsi le criminel qui gagne de l’argent sur le dos de gens malades est considéré par cette loi, comme étant leur égal. Il s’agit aussi d’une loi obsolète, qui viole les droits humains et les libertés individuelles » a-t-on aussi fait noter.
Dans son message, le comité a finalement assuré que cette loi, « rétrograde et d’un autre temps », n’a pas fait régresser le nombre de consommateurs, mais a rendu infernal le quotidien de milliers de jeunes tunisiens et de leurs familles.
S.A










