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Décret 54 : la diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux est désormais passible de cinq ans de prison

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    Un décret-loi relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d\’information et de communication a été publié dans le Journal officiel de ce vendredi 16 septembre 2022, pour fixer les dispositions ayant pour objectif la prévention des infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication et leur répression, ainsi que celles relatives à la collecte des preuves électroniques y afférentes et à soutenir l\’effort international dans le domaine, et ce, dans le cadre des accords internationaux, régionaux et bilatéraux ratifiés par la République tunisienne.

     

    Ce décret définit plusieurs infractions et les peines encourues. On citera, dans ce contexte :

     

    En ce qui concerne les rumeurs et fausses nouvelles, est puni de cinq ans d\’emprisonnement et d\’une amende de cinquante mille dinars quiconque utilise sciemment des systèmes et réseaux d’information et de communication en vue de produire, répandre, diffuser, ou envoyer, ou rédiger de fausses nouvelles, de fausses données, des rumeurs, des documents faux ou falsifiés ou faussement attribués à autrui dans le but de porter atteinte aux droits d\’autrui ou porter préjudice à la sureté publique ou à la défense nationale ou de semer la terreur parmi la population.

    Est passible des mêmes peines encourues toute personne qui procède à l’utilisation de systèmes d’information en vue de publier ou de diffuser des nouvelles ou des documents faux ou falsifiés ou des informations contenant des données à caractère personnel, ou attribution de données infondées visant à diffamer les autres, de porter atteinte à leur réputation, de leur nuire financièrement ou moralement, d\’inciter à des agressions contre eux ou d\’inciter au discours de haine. Les peines prévues sont portées au double si la personne visée est un agent public ou assimilé.

     

    Une peine de trois mois jusqu’à un an d\’emprisonnement et d\’une amende de dix mille dinars, pour quiconque sciemment accède ou demeure illégalement dans un système informatique en totalité ou en partie. Est passible de la même peine encourue, quiconque sciemment dépasse les limites du droit d’accès qui lui est accordé. La tentative est punissable.

     

    Une peine de trois ans d’emprisonnement et d\’une amende de vingt mille dinars, quiconque utilise sciemment, et sans droit, des moyens techniques pour l’interception de données de communication dans un envoi non destiné au public à l’intérieur, à partir ou vers un système d’informations y compris les rayonnements latéraux émis par le système et transportant des données de communication. L’interception comprend l’obtention de données relatives aux flux de trafic ou de leur contenu, aussi de les copier ou les enregistrer. La tentative est punissable.

     

    Une peine de trois ans d’emprisonnement et d\’une amende de vingt mille dinars, quiconque endommage, modifie, supprime, annule ou détruit sciemment des données informatiques. La tentative est punissable.

     

    Une peine de trois ans d’emprisonnement et d\’une amende de trente mille dinars, quiconque entrave sciemment et d\’une manière illégale le fonctionnement d’un système informatique, en y introduisant des données informatiques ou les envoyer, les endommager, les modifier, les supprimer, les annuler, les détruire, ou en y utilisant d’autres moyens électroniques. La tentative est punissable.

     

    Cinq ans d\’emprisonnement et d\’une amende de trente mille dinars, quiconque aura délibérément détourné des données informatiques appartenant à autrui. La tentative est punissable.

     

    Six ans d\’emprisonnement et une amende de cent mille dinars quiconque cause intentionnellement un préjudice patrimonial à autrui par introduction, altération, effacement ou suppression de données informatiques ou par toute forme d’atteinte au fonctionnement d’un système informatique, dans l\’intention d\’obtenir un bénéfice financier ou économique pour soi-même ou pour autrui.

     

    Cinq ans d’emprisonnement et une amende de cent mille dinars quiconque commet une falsification pouvant causer un préjudice par l\’introduction, l’altération, l’effacement ou la suppression de données informatiques, engendrant la production des données non authentiques, dans l\’intention de l’exploiter comme si elles étaient authentiques.

     

    Cliquer ici pour consulter le décret

     

    S.H

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