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Amine Ben Ayed : nos leaders ne sont pas capables de prendre les décisions nécessaires

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    Le vice-président de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), Amine Ben Ayed a déploré la dégradation de la situation économique de la Tunisie. Il a insisté sur l’importance de la conclusion d’un accord avec le FMI afin de procéder à des réformes. « Malheureusement, nous devons conclure cet accord… S’endetter alors qu’on est déjà endetté n’est pas une solution… Malheureusement, conditionner le versement de fonds par la mise en place n’est pas une mauvaise chose… L’histoire a montré que c’est la seule méthode à appliquer en Tunisie », a-t-elle ajouté.

    Invité le 30 septembre 2022 par Myriam Belkadhi sur les ondes de la radio Shems Fm, Amine Ben Ayed a estimé que les leaders de la Tunisie n’étaient pas capables de prendre les décisions nécessaires et manquaient d’assurance. Ceci provoque un manque de confiance entre l’Etat et l’investisseur. Il a, aussi, mis en garde contre l’impossibilité d’encourager l’investissement malgré une grande volonté politique. Il a expliqué que ce scénario pouvait avoir lieu en cas de manque énorme de liquidité.

    « Nous devons entrer dans un nouveau moment d’euphorie collective même s’il est artificiel… Nous devons tous travailler… Nous devons nous accorder sur un nouveau départ et fournir un effort commun… Tout le monde doit y participer… J’ai travaillé dans plusieurs pays… La jeunesse tunisienne est parmi l’élite de la Méditerranée… La Tunisie est dixième mondiale en matière d’intelligence artificielle… Nous avons un potentiel énorme… Malheureusement, ce potentiel est mal canalisé… La répartition de la richesse n’est pas équitable », a-t-elle ajouté.




    Amine Ben Ayed a estimé que la réforme la plus difficile à mettre en place était celle portant sur le système des compensations. Il a estimé que ce processus devrait inclure une révision fiscale. Il a considéré que la moitié des fonds alloués aux compensations représentait des pertes pour l’Etat. Ben Ayed a estimé que les contrebandiers et des personnes n’en ayant pas besoin profitaient de cette moitié. Il a estimé que la contrebande était une véritable hémorragie pour l’économie du pays. Il a estimé que les critiques adressées par les opposants au régime en place à l’international portaient atteinte à l’image du pays.

    Le vice-président de l’IACE a, par la suite, rappelé qu’une convention de partenariat a été signée, à la date du 29 septembre 2022, entre l’IACE et l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant. Ben Ayed est, également, revenu sur la 5ème édition de la semaine nationale de l’emploi et que cet événement a porté sur l’importance de la formation professionnelle. Le partenariat, selon lui, permettra de rapprocher les chercheurs d’emploi du marché national, en plus de leur offrir un accès à plusieurs formations.


    S.G

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