Les gens décevants sont des personnes exaltantes. Le bonheur ultime avec eux, leur qualité première, avant-même celle de décevoir, celle-là est généralement attendue, c’est leur capacité à surprendre. Le décevant, arrive de manière totalement improbable, au moment où on s’y attend le moins, systématiquement mensonger, formidablement mesquin, incroyablement veule, majestueusement bas. Le décevant arrive à décevoir là où on ne pouvait pas l’attendre. Ainsi va le monde qui continuera de tourner, et ainsi marche l’Homme, en continuant d’avancer, même en rampant s’il le faut.
Il y a maintenant un an, la Russie déclarait la guerre à l’Ukraine, faisant des milliers de morts, des millions de victimes, et du Président Zelensky, pourtant jusque-là sans odeur et sans saveur, un héros quasi planétaire des adeptes de la première lecture. On avance un rééquilibrage nécessaire de l’ordre mondial pour justifier l’injustifiable ; des morts injustes si tant que des morts puissent être justes. On nous explique la nécessité guerrière d’une géopolitique qui doit s’équilibrer, alors qu’il s’agit pour un despote en mal de spots de pouvoir briller, et d’un jeune premier élu en mal de devenir de pouvoir parvenir. Les morts se comptent en milliers, parce que la folie des Hommes n’a de limite que dans la force des armes. A cette date anniversaire, la raison c’est celle du plus fort, et chacun fait mine d’être celui-là. Zelensky annonce « une victoire inévitable » en 2023, et les Russes « une victoire qui irait jusqu’aux frontières de la Pologne ». L’Homme emporté par son pouvoir, se croit devoir l’assoir en comptant les morts sur ses champs de ses batailles. L’Homme emporté par son pouvoir croit pouvoir le mesurer par le nombre de morts sur ses champs de bataille. Mais l’Homme oublie que des Hommes lui survivront, et ceux-là conteront l’Histoire. #desmortspourrien
Dans le conflit, Pékin qui n’a jamais été bien loin de la photo, décide de faire deux pas en avant et se présente désormais comme porteur d’un plan de paix et douze points. Le salut pourrait venir de la Chine qui, avec l’intelligence de la patience, a laissé l’Occident et la Russie s’affronter dans une guerre de position meurtrière, pour damer le pion au Gendarme mondial que croient être les USA, et devenir ainsi l’arbitre sage d’un monde définitivement emporté par la folie. Tous pris dans une escalade de sang, ils en ont oublié que les Hommes cherchent avant tout paix, dignité harmonie et bienveillance. La vengeance, la haine et la revanche sont des sentiments qui ne durent qu’un temps. Fort de ces principes, la Chine qui a délicatement et discrètement soufflé sur les braises, sera probablement celle qui remportera la victoire. Car dans une guerre, les belligérants qui la mènent oublient qu’elles ne produit que des vaincus et que ceux qui les y ont poussés, ne cherchaient rien d’autres choses que leur victoire ultime. #larbreetlaforet
Au Nigéria on vote ce samedi, au premier tour de l’élection présidentielle. Le sortant n’est pas rentrant, puisque garant d’une constitution qui ne lui autorise que deux mandats, il a décidé de la respecter et de ne pas briguer de troisième mandat. Outre les pronostics qui vont bon train sur le nouveau paysage politique qui se dessinera à la suite de ce scrutin, les 94 millions d’électeurs nigérians ne croient plus beaucoup à un avenir meilleur qui pourrait être impulsé par la politique. Et l’interrogation majeure reste le taux de participation dont le triste record de la plus faible participation reste détenu par la Tunisie à ses dernières élections législatives. Les dernières élections nigérianes en 2019 quant à elle, n’avaient pas mobilisé les foules, et seul un tiers des électeurs s’était déplacé aux urnes. Il n’en demeure pas moins que le seul salut vient de la seule démocratie, car le pacte social fait que l’Homme n’accepte de renoncer à une partie de ses libertés individuelles, que si ce renoncement lui permet de garantir ses libertés fondamentales. L’inquiétude majeure reste donc qu’au Nigéria, quels que soient les résultats, la majorité qui est celle qui ne vote pas parce qu’elle n’y croit plus, organise un troisième tour dans la rue et que le pays se retrouve dans une crise sécuritaire du fait de heurts post-électoraux. Le Président sortant, dans son rôle de président de tous les nigérians, a appelé les électeurs à garder le pays « sauf, uni et pacifique ». Car et à juste titre, aucun problème ne peut être résolu par la violence. Au mieux elle l’étouffe, et au pire elle l’exacerbe. #dedeuxchoseslune
La France quant à elle, empêtrée dans l’épineux problème de l’âge de la retraite, a décidé de consacrer sa semaine à ce qui est désormais l’affaire Pierre Palmade. Ou quand un triste et tragique fait-divers permet de porter le regard ailleurs. L’homme, humoriste de son état, que l’humour ne sert qu’à masquer son profond mal-être a commis l’irréparable en conduisant sous l’emprise de stupéfiants. Résultat, un accident meurtrier, une mère qui perd le bébé précieux qu’elle portait, un enfant de 6 ans dont le pronostic cérébral reste engagé et des vies détruites à jamais pour tous les protagonistes. Le fautif est conspué, les victimes vite oubliées, et bientôt on passera à un autre fait-divers parce qu’ainsi va la vie, surtout lorsqu’il s’agit de la vie des autres. #taisezvous
En Tunisie, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes économiques … possibles. Un accord est en passe d’être signé avec un FMI qui impose des règles de gestion désormais draconienne et veut avoir la certitude qu’elles seront enfin prises. Des accords bilatéraux pour l’appui budgétaire nécessaire en complément du prêt FMI sont quasiment acquis avec nos partenaires du Moyen-Orient, et le gouvernement va donc pouvoir se concentrer sur le déploiement de la politique nécessaire aux sorties de crises. Reste à espérer que dans tout ce dispositif, et en raison de la casse sociale que peuvent générer les réformes structurelles à mener, l’Etat a prévu les bons amortisseurs sociaux afin qu’aucun tunisien ne soit laissé plus qu’il ne l’est actuellement, sur le bord de la route. #autravail
En Tunisie, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes esthétiques… possibles. La semaine a été ponctuée par plusieurs vagues d’arrestations, menées tambours battants contre ceux qu’on présente comme instigateurs d’une atteinte à la sûreté de l’Etat, connivence avec une puissance étrangère, blanchiment d’argent, manipulations sur les stocks de denrées alimentaires, on en passe et des meilleures. Et si ces accusations qui restent à étayer provoquent maux de têtes et fatigues à ceux qui tentent de comprendre, qu’ils n’espèrent pas trouver leur salut dans du Doliprane dont on apprend que la substance active de celui qui est produit en Tunisie n’est pas opérante. Le combat pour une bonne justice est un combat sociétal qui doit être mené. Les balles perdues peuvent être acceptables par ceux qui en prendront si tant est que ces balles servent une noble cause. Ce qui reste à prouver. Le temps vient à bout de tout et de toutes les agitations, la vérité finit toujours par triompher, seule la bonne conscience est maître des horloges. Alors observons. #laveriteestailleurs
C’est la fin de la semaine, c’est la fin de ce trip, vous pouvez éteindre vos smartphones et espérer. Il parait que ça fait vivre.










