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Boukadous : brûler le drapeau américain est une forme de liberté d’expression aux USA, mais pas en Tunisie

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    Le ministère public a ordonné la détention de deux individus ayant mis feu aux drapeaux américain et sioniste lors d\’une manifestation tenue le 4 mars 2023 à l\’avenue Habib Bourguiba. Le ministère de l\’Intérieur avait rendu l\’information publique tout en appelant à ne pas confondre liberté d\’expression et atteinte à autrui.

    La nouvelle a suscité l’indignation et la colère des internautes. Le ministère de l\’Intérieur a non-seulement annoncé la nouvelle, mais s’est aussi donné le droit de donner des leçons aux Tunisiens. De plus, le communiqué publié par le même ministère évoque uniquement le drapeau américain et n’a pas fait allusion au drapeau de l’entité sioniste.

    Le journaliste Fahem Boukadous a rebondi sur la nouvelle en rappelant que des manifestants américains avaient mis feu au drapeau de leur pays sans être arrêtés. Il a considéré que brûler le drapeau américain était une forme de liberté d\’expression aux Etats-Unis d\’Amérique, mais pas en Tunisie.

    « L\’opinion publique a été surprise d\’apprendre l\’arrestation du militant au sein de la Ligue tunisienne des droits de l\’Homme, Khaled Boujemaa et d\’un nombre de ses camarades et de leur détention en raison de la mise à feu du drapeau américain durant un mouvement de protestation appelant à lever le siège sur la Syrie », a-t-il écrit à la date du 4 mars 2023.

    Le journaliste a indiqué que les manifestants tunisiens avaient l\’habitude de mettre feu aux drapeaux américain et sioniste. Il a expliqué qu\’il s\’agissait d\’un geste de protestation contre la stratégie menée par ces deux entités ayant permis de coloniser la Palestine et d\’intervenir dans les affaires libyennes, syriennes ou encore irakiennes. Ce geste exprime l\’opposition aux crimes commis par ces deux pays, selon lui.

    « Alors que le droit américain ne condamne pas les atteintes et le fait de brûler le drapeau des États-Unis d\’Amérique et considère cela comme l\’une des formes de liberté d\’expression, la Tunisie nage à contre-courant. Elle cherche, de façon lâche et honteuse… à rendre service aux Américains », a-t-il ajouté. Il a assuré que cette attitude était en opposition au sentiment de patriotisme tunisien tenant les régimes américains responsables des massacres commis dans plusieurs pays du monde. Il a indiqué que la cour suprême américaine avait affirmé en 1990 que la loi incriminant les atteintes au drapeau américain était anticonstitutionnelle.

    Fahem Bouakdous a accompagné sa publication des hashtags « Démission démission du gouvernement de la normalisation » « Démission démission du gouvernement de vendus » et de plusieurs photos montrant des manifestations dans plusieurs pays, dont les États-unis d’Amérique, brûlant les drapeaux américain et sioniste.

     

     

    S.G

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