L’ancien ministre des Finances, Houssine Dimassi, a assuré que la Tunisie avait réalisé une véritable percée en matière de production des phosphates. Ceci a eu lieu dans les années 70. Il a indiqué que la majorité de la production était exportée ou vendue après sa transformation. Une quantité faible est vendue à l’état brut.
Invité le 16 juin 2023 à « Politika » de Zouhaier Eljiss sur Jawahara Fm, Houssine Dimassi a estimé que la mise en place des sites de transformation a été mal étudiée. Il a évoqué l’exemple de l’unité industrielle au golfe de Gabès. Il a précisé qu’il n’était pas contre la création d’une zone industrielle, mais que l’implémentation d’une unité de production d’engrais chimiques n’aurait pas dû avoir lieu dans cette zone.
« Gabès aurait pu être une référence en matière de tourisme, de pêche maritime… et d’exploitation agricole des oasis. Tout ce qu’on a fait a détruit cela… Les usines de phosphates consomment une grande quantité d’eau… Il y a d’autres zones qui auraient pu accueillir les sites de production », a-t-il ajouté.
Houssine Dimassi a expliqué que la création des usines au niveau de Gabès résultait d’une politique basée sur le populisme et afin d’éviter le mécontentement des habitants de la région. La création des usines a eu lieu après la mise en place de zones industrielles dans d’autres régions.
Il a considéré que la Tunisie avait enregistré un recul au niveau du transport des phosphates. Il a évoqué le projet réalisé au Maroc. Il s’agit d’un train passant par un système de tunnels. Il a, d’un autre côté, critiqué le recours aux camions à remorque en Tunisie et l’arrêt de l’utilisation de la ligne ferroviaire.
S.G










