La Tunisie subit un complot. C’est ce qu’a affirmé le secrétaire général de « La Tunisie en Avant » et fervent défenseur de l’entreprise juilletiste du président de la République, Kaïs Saïed, mercredi 21 juin 2023.
Invité de Studio Shems sur Shems FM, il a indiqué au micro de Zina Zidi, que plusieurs parties faisaient partie de ce complot. D’un côté, il y a les forces étrangères dont l’intérêt est que la Tunisie ne s’en sorte pas de sa crise et de l’autre les lobbies de la corruption. Selon Abid Briki, pour les forces étrangères, il est nécessaire que la Tunisie reste dans la soumission de par son positionnement géographique. Et pour ce faire ces forces étrangères travaillent à affaiblir l’État en l’inondant de dettes, en particulier à travers le Fonds monétaire international (FMI). Pour les barons qui continuent à vivre de la corruption et de l’économie parallèle, il est normal de comploter pour maintenir la situation telle qu’elle.
Abid Briki a ajouté, dans ce même contexte, que la Tunisie n’avait jamais sollicité le FMI expliquant que cette institution a proposé son aide en 2012 à la Tunisie après avoir constaté que plusieurs pays et parties étaient prêts à appuyer la Tunisie au lendemain de la Révolution. On remarquera, tout de même, que c’est bien le gouvernement de Najla Bouden qui a sollicité le FMI en présentant un programme de réformes. Certaines de ces réformes ont été inscrites dans la loi de finances 2023. Loi, qui a été par la suite, entérinée par le président de la République
Revenant sur la question de la migration clandestine, il a assuré que Kaïs Saïed avait jusque-là pris les bonnes décisions en imposant ses lignes rouges aux Européens, en référence aux déclarations du chef de l’Etat au sujet de son opposition à l’idée de faire de la Tunisie un pays d’installation pour les migrants subsahariens pour limiter le flux migratoire en Europe. Il a ajouté que le président de la République devrait se défendre jusqu’à la fin au sujet du sommet sur la migration qu’il a proposé pour étudier les solutions les plus adaptées à ce phénomène. Cette proposition a, rappelons-le été débattue lors de la visite de la présidente du Conseil italien, Girogia Meloni, qui a proposé d’organiser le sommet en question à Rome.
N.J










