Il y a une semaine, un blogueur libanais nommé Hareth Al Najm a fait circuler une video surla Tunisie. Dans cette vidéo, le blogueur parle de la première constitution dans le monde arabe, qui est la Constitution tunisienne. Le blogueur indique que la première constitution connue dans le monde arabe est la Constitution tunisienne, suivie de la Constitution égyptienne. Ensuite, la Constitution syrienne qui occupe la troisième place, puis la Constitution irakienne et à la cinquième place il y a la Constitution du Liban.

BN Check a vérifié la validité de l\’information en consultant des sources historiques et juridiques, et il a été confirmé que la Constitution tunisienne est effectivement la plus ancienne dans le monde arabe. La Constitution tunisienne, publiée en 1861, est la première constitution arabe, mise en œuvre le 26 avril 1861 pendant le règne de Mohamed Sadok Bey (1859-1882).
Les dispositions les plus importantes de la première constitution arabe et tunisienne comprennent la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, la création du Grand Conseil composé de 60 membres nommés pour un mandat de 5 ans, l\’établissement des lois, leur révision, leur explication, leur interprétation, l\’approbation des actions, la surveillance des ministres, l\’étude du projet de budget et la mise en place d\’un réseau de tribunaux pour administrer la justice.
Après le déclenchement de la révolution d\’Ali Ben Ghedhahom en 1864, le bey Mohamed Sadok a décidé de suspendre l\’application de la Constitution de 1861.
Environ 80 ans plus tard, la Tunisie a adopté sa deuxième constitution, connue sous le nom de Constitution de la République tunisienne, qui a fait de la Tunisie un État constitutionnel. Cette constitution a été adoptée en 1959 et a marqué le début de la gouvernance constitutionnelle en Tunisie.
La troisième constitution en 2014, connu sous le nom de la constitution de la révolution a établi des principes fondamentaux qui ne peuvent pas être modifiés. Elle déclare que la Tunisie est un État libre et indépendant, avec l\’islam comme religion et l\’arabe comme langue, et que la république est son système. Le texte ne peut pas être modifié.
L\’article 2, qui ne peut pas être modifié, stipule que la Tunisie est un État civil fondé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté de la loi. Cette constitution était composée de 10 chapitres et de 149 articles.
Le 1er mai 2022, le president de la République Kaïs Saïed a annoncé le lancement de la rédaction d\’une nouvelle constitution pour la Tunisie, il a chargé Sadok Belaïd de présider un comité consultatif chargé d\’élaborer un projet de nouvelle constitution. Le décret présidentiel numéro 30 de l\’année 2022 a créé l\’organe consultatif national pour la création d\’une nouvelle république et l\’élaboration d\’un projet de nouvelle constitution soumis à un référendum. L\’organe est divisé en trois comités : le comité consultatif des affaires économiques et sociales, le comité consultatif juridique et le comité de dialogue national. Le président Saïed lui-même a déterminé la composition de l\’organe et des trois comités dans son décret présidentiel. En définitive, il n\’aura pas suivi les recommandations et aura promulgué sa version de la constitution.
Aprés un referendum boycotté par l’opposition et avec une faible participation qui ne dépasse pas les 28 % des citoyens, une nouvelle constitution a été adoptée le 25 juillet 2022.
R.A










